Questions de thèse soutenues à la Faculté de médecine de Montpellier, le 2 mars 1838 / par Bruno Pichat.
- Pichat, Bruno.
- Date:
- 1838
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Credit: Questions de thèse soutenues à la Faculté de médecine de Montpellier, le 2 mars 1838 / par Bruno Pichat. Source: Wellcome Collection.
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![li(]uidcs ou des gaz, celle propriété ne paraît pas aussi bien démon- trée; car, il y en a, le verre par exemple, au travers desquels on ne peut faire passer aucun fluide*, quelque subtil qu’il soit. Des observations nombreuses, puisées dans la nature, ne permettent pas de douter de la présence de celte propriété dans les corps. Le bois qui est plongé dans l’eau augmente de poids et de volume ; celui qui reste dans l’air se relire dans les temps secs, se gonfle, au contraire, dans les temps humides. Un animal ne vit que parce qu’un grand nombre de fluides circule entre ses fibres pour l’entretenir et le vivi- ' fier. Les substances minérales sont plus ou moins poreuses ; plongez un morceau de craie dans un verre d’eau, on voit aussitôt une foule de molécules qui s’élèvent et paraissent au niveau; le meme effet n’aura pas lieu sur un fragment de marbre, malgré que la nature de ces deux substances soit la même; ce qui tient seulement à la très- grande différence dans l’arrangement des parties. Ce n’est pas que le marbre ne puisse, a la longue, s’imbiber d’eau; mais pour faire passer les liquides dans les corps qui ne sont guère poreux, il faut en général deux conditions: beaucoup de temps et beaucoup de pression. La compressibilité est la propriété qu’ont tous les corps de pouvoir être réduits à un moindre volume apparent. Les tissus très-poreux sont en même temps très-compressibles. Les bases des colonnes qui soutiennent la charge des grands édifices, donnent, en s’affaissant sur elles-mêmes, la preuve de la compressi- bilité des pierres. Les métaux sont écrouis par la percussion, ils de- viennent plus compactes. Les liquides sont, en général, beaucoup moins compressibles que les solides ; l’eau ne diminue que de pour chaque atmosphère, et mille atmosphères suffisent pour faire éclater un cylindre de bronze de trois pouces d’épaisseur. L’air et les gaz sont, de tous les corps, ceux qui se compriment le plus facilement et qui se réduisent à un moindre volume. On peut le démontrer par un grand nombre d’expériences, mais l’une des plus simples est celle du briquet à air. Il faut remarquer que tous ces corps ne sont pas seu-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22361091_0008.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


