De quelques points de l'étiologie et du traitement du croup chez l'enfant : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 19 mai 1853 / par Émile Bataille.
- Bataille, Émile.
- Date:
- 1853
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Credit: De quelques points de l'étiologie et du traitement du croup chez l'enfant : thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 19 mai 1853 / par Émile Bataille. Source: Wellcome Collection.
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![ans, dont la mère avait obstinément refusé la trachéotomie ; ce mé- decin fit prendre alternativement 0,10 centigrammes de calomel et 0,15 centigrammes d’alun; il donne ainsi, toutes les deux heures, un paquet de rune et de l’autre de ces poudres; elles furent continuées pendant dix-sept] jours : il joignit à cela des applications d’une so- lution de nitrate d’argent sur les amygdales. Dès le soir du deuxième jour, l’isthme du gosier commença à se nettoyer; vers le quatrième jour, il fhllut renoncer au calomel. La malade guérit parfaitement. Depuis ce succès, M. Miquel traita jusqu’en 1849 26 personnes atteintes de croup bien caractérisé, et il compte 20 succès. Ce chif- fre parait trop élevé pour ne pas provoquer quelques doutes dans l’esprit le mieux prévenu en faveur du protochlorure de mercure. J’ajouterai que beaucoup des enfants amenés à l’hôpital pour y su- bir la trachéotomie avaient été préalablement soumis au traitement de M. Miquel, sans que la marche fatale du croup eût été arrêtée. Quoi qu’il en soit, ce médecin décrit ainsi l’influence de sa médi- cation : c( La toux perd son caractère ; les fausses membranes qui ta- pissent les tonsilles disparaissent en partie, et sont remplacées par une matière diffluente ; le gonflement des gencives et l’haleine mer- curielle, lorsqu’ils se montrent, peuvent être considérés comme des signes favorables qui annoncent le terme de la diphthérite. » Pour éviter les petits inconvénients qui résultent du grand nom- bre des paquets, M. Guersant fils, qui reconnaît l’efficacité de cette médication, les remplace par un miel à l’alun et un miel au calomel, 30 grammes d’excipient pour 1 gramme de médicament; on donne alternativement une cuillerée à café toutes les deux heures. Je citerai enfin comme mémoire deux médications tout opposées, proposées dans ces derniers temps. 1 Emploi de l'air chaud. Le D'^ Budd a publié dans Medical cimes des succès qu’il attribue à cet agent; mais on peut lui objec- ter qu’il a employé concurremment l’émétique toutes les fois qu’il voyait la respiration s’embarrasser : ce médicament a bien pu pré-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22373767_0040.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)