Volume 1
Traité pratique des maladies de l'oeil / by W. MacKenzie ; traduite de l'anglais et augmentée de notes par E. Warlomont et A. Testelin.
- Mackenzie, William, 1791-1868.
- Date:
- 1856-1865
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité pratique des maladies de l'oeil / by W. MacKenzie ; traduite de l'anglais et augmentée de notes par E. Warlomont et A. Testelin. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by UCL Library Services. The original may be consulted at UCL (University College London)
934/946 (page 852)
![nerveux dans une partie du corps. Dans un cas que j ai observé, cl oîi la douleur lui excessive, le malade guéril Irès bien de sa coi-néilc, mais mourul peu après d'une all'eclion de la lêle. On Irouva à la hase du cer- veau des lubercules scrofuleuxquicomprimaienl l'un des iicrlsoplifiucs. Pronostic. — La cornéile, même dans sa l'orme la moins grave, est toujours de longue durée, cl ses conséquences sont généralement dangereuses pour la vision. L'amélioration, qui survient cependant quelquefois par suite de l'absorption graduelle des dépôts opa(|ues, est parfois étonnante, même dans les cas où l'on n'espérait rien ou ])eu de chose. La vision peut quelquefois revenir ainsi parfaitement. D'un autre côté, elle peut rester altérée d'une façon permanente, cl la myo- l)ie être la conséquence du changement de forme subi par la cornée, limitée par des opacités indélébiles, ou altérée par des changements survenus dans les parties de l'œil plus profondément situées, comme l'iris, la capsule du cristallin ou la réline. Le pronostic doit toujours dépendre en grande partie de l'espoir plus ou moins fondé que l'on a d'améliorer les forces générales du sujet. Il est bon, dans tous les cas, de ne pas laisser ignorer que l'amélioration sera lente à se produire. Traitement général. — 1. Les saignées ne paraissent que rarement l'éclamées, au moins par la douleur et les signes d'inflammation active. On relire néanmoins de très grands avantages de l'application de sang- sues au voisinage de l'œil, surtout si l'on y a recours au début de la maladie. Lorsque l'inflammation aflécte la substance propre de la cornée et non pas ses lamelles superficielles, et que le malade accuse de la douleur et de la tension dans Fœil ou en travers du front, les sangsues sont nécessaires. S'il existe de violents paroxysmes de dou- leur, il faut recourir à la saignée. Il faut réitérer de temps en temps les saignées locales, mais pas assez souvent pour réduire beaucoup les forces générales. 2. Les éméliques et les purgatifs sont aussi utiles. On doit les em- j)loyer de la façon indiquée page 798. 5. Le tartre émétique, comme sédatif et altérant, m'a rendu de grands services, mélangé au quinquina ou au sulfate de quinine. Celte combinaison est contraire aux indications de la chimie ; néan- moins, administrés ainsi combinés, ces agents m'ont incontestable- ment mieux réussi qu'administrés isolément. 4. Les diaphorétiqiies sont indiqués par l'étal de sécheresse et de rudesse de la peau. Le tartre émétique agira favorablement sur la peau; on en favorisera l'action par des pédiluves chauds et la poudre de Dover, prise au moment du coucher. 5. Le mercure, administré jusqu'au point d'agir sur les gencives, rend de grands services dans le traitement de celle maladie. Lorsqu'il existe de forts paroxysmes de douleur, il faut administrer promple- ment le mercure ; autrement la pupille pourrait contracter des adhé-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21640713_2_0934.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)