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Credit: Leçons de pathologie expeŕimentale / par Claude Bernard. Source: Wellcome Collection.
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![mades comme moyen topique; on soutenait que les unes agissaient plus ou moins efficacement, mais sans pouvoir s’en rendre compte. Chacun, médecin ou non, préconi- sait sa pommade comme la meilleure. Je me souviens avoir connu, dans la campagne que j’habitais étant enfant, des paysans (]ui avaient le secret de composer des pom- mades soi-disant merveilleuses contre la gale. On pouvait alors faire de la statistique sur la guérison de la gale, soutenir que tel traitement ou tel médica- ment topique guérissait un nombre de malades sur cent plus considérable que tel autre. Enfin ou raisonnait dans ce temps-là sur la gale comme nous raisonnons encore maintenant sur les maladies dont nous ne connaissons pas expérimentalement la cause. Mais quand la cause vraie de la gale a été découverte, on a reconnu qu’elle résidait dans un acarus qui élisait domicile sous l’épiderme humain, y creusait ses terriers, y vivait, y pullulait et déterminait par sa présence l’irri- tation de la couche sous-épidermique de la peau et tous les symptômes extérieurs de la gale. On a étudié les mœurs de cet acarus, ses habitudes, sa manière de vivre, et l’on a expérimenté les agenis capables de lui donner la mort. Après ces études, tout s’est expliqué clairement, et l’on est devenu maître de la cause morbide. Depuis ce temps, il n’y a plus d’hypothèses à faire sur les causes occultes de la gale; il n’y a plus de statistique à dresser sur la valeur comparative de ses Iraitemenls empiriques. Quand l’acare est bien attaqué et bien détruit, la maladie disparaît à coup sûr. Aussi les galeux qui entrent aujour- d’hui à l’iiôpilal Saint-Louis pour s’y faire traiter sortent](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28135702_0592.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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