Volume 2
Dictionnaire etymologique de la langue françoise / par M. Ménage, avec les Origines françoises de M. de Caseneuve, les additions du R.P. Jacob, et de M. Simon de Valhebert, le discours du R.P. Besnier sur la science des etymologies, et le vocabulaire hagiologique de M. l'abbé Chastelain.
- Gilles Ménage
- Date:
- 1750
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire etymologique de la langue françoise / par M. Ménage, avec les Origines françoises de M. de Caseneuve, les additions du R.P. Jacob, et de M. Simon de Valhebert, le discours du R.P. Besnier sur la science des etymologies, et le vocabulaire hagiologique de M. l'abbé Chastelain. Source: Wellcome Collection.
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![*34 ^ A* Tueis que à'al cor m'y ven faray \anfifi non- vella. KARA> c’eft-à-dire, le vifage, qu’on appel¬ ait la chere anciennement -, du vieux mot Latin car a. Voyez. Chere. Il fignifie aufli chere, c eft-a- dire , favorite. Albert de Sifieron , ou Tara] c on, a qui fa Maiftrefle dit : Déportas-vous > arhy , d'aquefi amour j per aras. Et il luy répond : Mais commà faray ieu (dez-jeu), mas amours haras , jHy poder defportar d aquefi affeélion ? Car certas ien enduri en efta pajfion, Per vous ingratament mantas doulours ama- ras : C’eft-à-dire, Déportez-vous , amy » de cet amour pour le préfent j Mais comment feray-ie ( dis-je), mes cberes amours , Pour pouvoir me déporter de cette ajfeclion ? Car certes P endure en cette pajfion, Pour vous ingratementi maintes douleurs ame- res. Et Frédéric I. Empereur, dit ‘ Plus mi Cavalier Francés ) Et la Donna Catallana , El'ouvrar del G y no es, Et la Cour de Cafiellana $ Lou kantar Provençalez, Et la danfa Trivizana , Et lou corps Aragonez j Et la perla Julliana , Las mans e kara d'Anglez $ E lou Douzel de Thufcana. KARESME, Carême (Joinville, p. 2.55}.) de quadragefima. KARLIN , c’eft-à-dire, de Charles. Voyez Oriflamme. K AROBE ou KAROBLE , c’eft la vingt- quatrième partie du grain en poids d’or, d’argent, orféverîe en marc & à la livre, & c’eft la plus baflfe divifion qui fe fafle de ce poids. Nicot. K A R O L E R , c’eft-à-dire , danfer ; & kzrole i danfe. Fauchet. KA'SCUN , chacun. Le Comte de Poitou : Kafcun ionr m es a benafort un an4. C’eft-à-dire : Chaque ionr me fi prefque une année. K A S T A, chafte. Armand de Meyrueilh, Poète Provençal : Anas vous-en pauras rimas doulentas, Fafez avezie nofiras kafias preguieras. KATHEPvINE, félon les Obfervations fût Joinville , page 316. En chu mont efi ly cors Sainte Katherine. Ly Sarrazin tiennent chu lieu a grand honneur, K A V A L, cheval. Le Comte de Poitou : En havals fiers, autres en granda armada , Si fifan tôt aiment. K A U S A, caufe. Bernard Rafcas de Limon- fin : ’ > - ! K A. KE. Kl. K Y. Touta kaufa mortala una fez. périra , Fors que l'amour de Dieu que toujours du- rara -, Tous nofires cors vendran effuch comma fa leska. C eft-à-dire : Nos corps viendront fecs comme la baie. K AU T E-F U T, c’eft-à-dire, qui fut hautes KE> K E , qüe. Livre de la maniéré d'aorer : Quoy ke foit efcrit en Romans. Joinville : Ly bon enfeignement ke ly Roy S. Louis efcrit a Cart âge , a fonfilleuil Phelipon. * K E L, c’eft-à-dire, Promontoire ; d’où vient Ocellum , Promontoire d’York. * K È LD EN , coudrier , arbre } d’où vient le mot Caledonius , c’eft-à-dire , Efcoftois , à caufé qu’ils fe tenoient ès montagnes & roches pleines de coudriers. D’où vient aufli le lieu appelle Dun- kelden , c’eft-à-dire , tumulus corylorumt K E MUN , commun. Ri de Macabée. * KENEN, c’eft-à-dire, dos dé Montagne , en Breton. K E R , c’eft-à-dire, une Ville, en Bas-Breton j de cair, ou caër j qui en langage Phénicien, oïl Troyen, fignifie une Ville, félon Gervafius Tilbe- rienfis , Bochart , & Ménage. D’où j’eftimé que vient le nom du grand Caire. KERMÈS, c’eft le vermillon où petites vefïles de Yilex coccifera j d’où on fait la confection al ker¬ mès. KERNLIBHO, diligemment. * KETOS , ou CETOS, c’eft-à-dire , je lai fie. K EUE , queue. Ovide MS. où Achille dit à Heétor : AinS te feray comme meurdrier , Détraire a keue de dextrïer. Ces Vers dénotent que c’eftoit une des puni¬ tions qu’on donnûit aux meurtriers, que de les fai¬ re traîner attachez à la queue d’un cheval. Uné Reyne de France fut ainfi traînée autrefois* Keue, la matrice. K EUX, Cuifinier* KI‘ KI, qui. Voyez Cope. Huon de Méty, au Tour- noyement de l’Ante-Chrift, félon Vigenere : Mais ki bien trêve plein efi dire , Quand il ri a de matière points Le R. d’Artus : Ve fin d'armirtè peltiçbn * Serve d fon manger le Royi Ki, fe prend aufli pour que. Voyez Marquis.* En Ki, c’eft-à-dire, là, félon Villehardoüin. KIHEDRAN, ou Richdo, c’eft-à-dire , ri- chefles. K Y K Y RIE L E, multitude , ou bruit. Pathefin , au Juge ï](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30456459_0002_0776.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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