De l'alimentation dans la fièvre typhoïde (revue générale critique) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 17 mai 1905 / par François Espéron.
- Espéron, François, 1879-
- Date:
- 1905
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Credit: De l'alimentation dans la fièvre typhoïde (revue générale critique) : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 17 mai 1905 / par François Espéron. Source: Wellcome Collection.
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![citer le cas •! une malade que nous avons vue dans le service de M. le professeur Carrieu : entrée en convalescence depuis une dizaine de jours et semblant devoir prochainement (piil- lei- riiôpilal, elle mangea en cachette de la salade. A partir (J<> ce moment, la lempéralm'c.* a commencé à monter, de nouvelles laclu's l'osées ont a]jparii ; la malade a fait une l■echule gra\e et est morte a\ec des phénomènes de méningite. On peut dire, d’autre part, (pie l’alimentntion tardive ne préserve pas des rechutes, et Lamaide cite dans sa thèse deu.\ cas de rechutes chez des malades, qui, au huitième jour de la convalescence, n’avaient encore pris que des potages. Il semble donc que les deux méthodes se valent, leuj-s ré- sultats sont à peu près équivalents. « Dans le service du doc- teur Beclère. dit Lamarle, où on a riiabitude de donner de bonne heure des aliments, sur 64 typhiques, de juin à novem- bre 1899, nous avons assisté à trois rechutes. Dans le service du docteur Siredey, où l’alimentation est au contraire très tardive, nous avons également vu deux rechutes et cela sur 48 malades, observés de juillet à novembi-e 1899. La propor- tion n’est pas sensiblement différente. Elle se rapproche de celle de 4,2 pour 100 donnée par Podanowski dans une statis- tique portant sur un grand nombre de cas, 1.559 typhiques soumis à des régimes alimentaires très divers. » Quoi (pi’il en soit, il est certain qu’une alimentation trop précoce et tro)) abondante ])eut favoi'iser les rechutes, (pi'une alimentation solide donnée mal à propos peut occa- sionner des perforations intestinales mortelles. Ne sa- vons-nous |)as, en effet, que l’appareil digestif tout entier a été profondément lésé par le processus ty- phoïde : que les glandes salivaires, que l’estomac, que le foie, que le pancréas, que l’intestin surtout, avec ses follicules et ses ganglions lymphatiques, ont été le siège d’altérations r](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2242104x_0052.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


