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Credit: De la sclerose en plaques disseminees. Source: Wellcome Collection.
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![Parmi ses fonctions, £tait compris le soin de frotter Fappartemeitt, ce qui lui faisait sou vent cracher le sang. L'affaiblissement des membres debuta, il y a dix-huit mois envi- ron, par des fourmillenients a la plante des pieds et aux jambes; bienlot les bras tremblerent, la malade devint maladroite etlaissait tomber tout ce qu'elle portait a la main, si bien qu'il y a un an, il lui fut impossible de continuer son service. A cette epoque, la ma- lade pouvait encore marcher et coudre. 1/ y a trois mois, elle com- menca a trainer les jambes, et principalement la jambe gauche. Lorsqu'elle etait obligee de sortir pour aller chercher de 1'ouvrage, elle avait soin de marcher le long des maisons, de choisir le cote droit de la rue, afm de pouvoir s'accrocher de la main droite qui etait plus forte que la main gauche ; souvent ses jambes ployaient sous elle; souvent encore elle faisait des faux pas, et la fatigue l'o- bligeait a se reposer de temps en temps sur une borne. Bien tot il ne lui fut plus possible, oi de marcher, ni de tenir son aiguille; ses doigts s'engourdissaient comme quand on a les fourmis. Son pain, sa cuillere s'echappaient de sa main. Je diagnostique une maladie du tissu propre de la moelle, et je me fonde principalement sur 1'absence de douleurs, de crampes,de secousses, de rigidite. Une paralysie par compression, a moins qu'elle ne soit complete et avec alteration profonde do tissu de la moelle, m'a toujours paru s'accompagner des phenonaenes d'irrita- tion du cordon rachidien. Pendant que j'avisais aux moyens, helas! bien pen certains de remedier a cette maladie, la malade est prise, le 9 mars, de dou- leurs extremement vivesau membre superieur gauche, et plus par- ticulierement a la region deltoidienne; elle n'a pas perdu la faculte de mouvoir les doigts ; et il est bien evident qu'il n'y a pas augmen- tation de la paralysie, mais bien douleur surajoutee. Je pense a l'arachnitis spinale aigue, qui, comme je crois 1'avoir etabli par des faits, presence uue association singulierede Sa paralysie et de ]a douleur; et je suis d'aatant plus foside a i'admettre, qu'au milieu de cette excessive douleur du membre par 1'effet de la mom- dre pression et du moindre mouvement, la peau a conserve sou insensibilite, je ne puis pas toucher le membre sans faire pousser des cris h la malade; la simple approche du doigt la fait crier d'a- vance; mais si je n'exerce pas de pression, je puis pincer violemment](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21270661_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


