Dictionnaire de chimie et de minéralogie ... / par L.-F. Jéhan.
- Jéhan, L. F. (Louis François), 1803-
- Date:
- 1851
Licence: Public Domain Mark
Credit: Dictionnaire de chimie et de minéralogie ... / par L.-F. Jéhan. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![titude se plaint, est un nouveau présent. Le fer entre généralement (dans tous les besoins de notre vie,c'est pour nous mettre en état d'y pourvoir sans peine qu'il a mis le fer par tout sous notre main. Ainsi nulle ostentation dans ses dons. Le caractère de la véritable libé- ralité est d'étudier, non ce qui peut faire un vain honneur à la main qui donne, mais ce qui est solidement avantageux à celui qui reçoit. Parmi les preuves sans nombre que l'on peut produire pour démontrer l'existence d'un plan rempli de bienveillance et de sagesse dans l'économie de (notre globe, celles que l'on tire de la position même qu'occupent les métaux dans le sein de la terre méritent surtout de fixer notre attention. Si les métaux avaient été répandus abondamment dans les terrains de toutes les formations, ils auraient nui à la végétation; s'ils avaient été disséminés par petites quantités dans la substance même des couches, leur extraction eût été trop dispen- dieuse. Tous ces inconvénients ont été prévenus par la disposition actuelle. L'action vio- lente des commotions souterraines et des forces perturbatrices sur l'écorce du globe a produit dans les roches des déchirements ou fissures, des fentes et des crevasses qui sont devenues comme autant de réservoirs où se sont rassemblés, à la portée de l'homme, les minéraux métalliques. • La formation de ces dépôts minéraux, le mécanisme des filons qui les contiennent, eit la (^sposition qui leur a été donnée, les proportions relatives suivant lesquelles ces substan ces ont été réparties, les mesures qui ont été prises pour les rendre accessibles, moyennant certaines dépenses, à l'industrie de l'homme, et pour les mettre à l'abri d'un gaspillage insensé et d'une destruction occasionnée par les agents naturels, la disposition plus gé ■ nérale de ceux de ces métaux qui sont les plus importants, et la rareté comparative do ceux qui le sont moins ; enfin, les soins qui ont été pris pour placer à notre portée les moyens de réduire à l'état métallique les minerais qui les renferment : voilà autant d'arguments qui nous autorisent à conclure qu'il dut entrer dans les desseins du Créateur, à l'époque où il déchaîna les forces physiques auxquelles les filons métalliques doivent leur origine, un souci providentiel des besoins et du bien-être de la créature qu'il devait former à son image, et à laquelle il destinait la terre pour domaine. Nous ne pouvons porter les yeux en haut, ni faire un pas sur la terre, ni creu^or sous nos pieds, que nous ne trouvions partout des richesses qui n'y ont été disposées que pour nous. Nous voyons partout que nous sommes l'objet d'une complaisance tendre qui a prévu tous nos besoins, qui a placé partout de quoi occuper nos mains, exercer notre industrie, exciter notre reconnaissance et notre amour. Puisque c'est un haut privilège de notre nature, et en même temps un emploi plein de piété de nos facultés, de nous élever jusqu'à la contemplation des beautés merveilleuses qui ont été jetées à profusion dans le monde matériel, et de lire le nom de l'auteur de l'univers là où il s'est plu lui-même à l'inscrire partout sous nos yeux, dans les œuvres sorties de ses mains, faisons servir cette noble contemplation à la glorification du Créateur, et que de nos cœurs, dans un saint enthousiasme, s'échappe un hymne de louanges et de bénédictions. « Etre au-dessus de tous les êtres 1 cet hommage est le seul qui ne soit point indigne de vous. Quelle langue pourrait vous louer, vous dont toutes les langues ensemble ne sau- raient représenter l'idée ? Quel esprit pourrait vous comprendre, vous dont toutes les in- telligences réunies ne sauraient atteindre la hauteur ? Tout célèbre vos louanges : ce qui parle vous loue par des acclamations ; ce qui est muet, par son silence. Tout révère votre majesté, la nature vivante et la nature morte. A vous s'adressent tous les vœux, toutes les douleurs ; vers vous s'élèvent toutes les prières. Vous êtes la vie de toutes les durées, le centre de tous les mouvements, vous êtes la fin de tout. Tous les noms vous conviennent et aucun ne vous désigne. Seul, dans la nature immense, vous n'avez point de nom. Com- ment pénétrer par delà tous les cieux dans votre impénétrable sanctuaire ? Soyez-nous favorable. Etre au-d,essus de tous les êtres! cet hommage est le seul qui ne soit point indi- gne de vous (1] 1 » (1) Saint Grégoire de Nazianze, Hymne à Dieu.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21780481_0022.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)