Dictionnaire de chimie et de minéralogie ... / par L.-F. Jéhan.
- Jéhan, L. F. (Louis François), 1803-
- Date:
- 1851
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Credit: Dictionnaire de chimie et de minéralogie ... / par L.-F. Jéhan. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![siiltent de la combinaison de l'oxygène avec un métalloïde ou avec un méta'l. On avait même cru pendant longtemps, sur l'autorité de Lavoisier, que l'oxygène faisait .partie de tous les acides, que c'était le générateur des acides par excellence; mais on a reconnu plus tard qu'à côté des oxacides (acides ré- sultant de la combinaison de l'oxygène avec un autre corps), il y avait des acides qui étaient exclusivement composés d'hydrogène et d'un métalloïde (soufre , chlore , brome , iode, fluor, etc.)- Ces derniers ont été appe- lés hydracides. Cette dénomination est im- propre , si l'on admet les principes de no- menclature sur lesquels repose la théorie électro-chimique. D'après cette tliéorie , il faut, dans toute dénomination d'un composé, placer le nom du corps électro-négatif le [ire- uiier (nom générique), et le nom du corps électro-positif le o'ernier (nom spécifique). Or, dans les hydracides, tels que l'acide chlorhydrique, bromhydrique, lluorliydii- que , sullhydrique , etc., l'hydrogène corps électro-positif, par rapport à tous les mé- talloïdes , ne correspond pas à l'oxygène corps électro-négatif dans les oxacides ; mais il correspond au chlore , au brome , au fluor, au soufre, etc. Aux oxacides il faudra donc opposer les chloracidcs, les bromacides, les fluoracides, les sulfacides, etc. D'après les mêmes princi[)es de la théorie électro-chi- mique , on doit dire acides chlorhydrique, bromhydrique, iodhydrique, sulfhydrique, etc. au lieu d'acides hydrochlorique, hydrobromi- que, hydroiodique , liydrosulfurique, etc. Il est à remarquer que les peroxydes mé- talliques sont de véritables acides : on a ainsi les acides stannique , antimonique, ferrique, manganique, etc. Plus la proportion d'oxy- gène augmente dans un oxyde basique, plus celui-ci perd sa propriété de base et tend à devenir acide, de telle façon que ies compo- sés les plus oxygénés sont généralement aci- des, tandis que les moins oxygénés sont ba- siques. Cette loi, vraie pour l'oxygène, l'est également pour le chlore, l'io.le, le sou- fre , etc. En effet, presque tous les perchlo- rures, périodures, persulfures, etc., sont de véritables chloraciaes , iodacides , sulfacides, qui se combinent avec les proto! hluruies, les protosulfures (chlorobases , s;ilfobases), pour donner naissance à deschloro-sels, sulfo- sels, etc. ïl résulte de l'étude q_ue M. Millon a faite de l'action de l'acide sulfurique sur l'aci ie ioiiique, que les acides n'ont pas moins de tendance à se combiner les uns avec les au- tres, que les acides avec les bases. Cette ten- dance se manifeste surtout dans des circon- stances particulières d'atmosphère et de mi- lieu. Ces combinaisons complexes des aci- des minéraux entre eux rapprochent sin- gulièrement ces derniers des acides orga- niques. Pendant que les éléments d'un acide mi- néral sont généralement au nombre de deux, ceux d'un acide organique sont d'ordinaire plus nombreux, mais ils ne dépassent .pas le nombre de quatre. L'azote n'entre que ra- rement dans la composition des acides orga- niques; il n'existe guère que dans ]es acides cyanogénés. On appelle hydrate d'un acide une combinaison de un, deux, trois, etc., équivalents d'eau. On a divisé les acides or- ganiques en acides unibasiques, bibasiques et tribasiques. Les acides unibasiques sont ceux qui, en se combinant avec un équivalent de base, constituent les sels neutres. En se com- binant avec d'autres sels, ils forment des sels doubles. Les acides bibasiques neutrali- sent deux équivalents de base, et les acides tribasiques trois équivalents. Tous les acides organiques capables de saturer deux ou plu- sieurs equivalfnts de base, sont appelés acides poiybasiqiies.Ces acides donnent, parla distil- lation sèche , des acides pytogénés. M. Du- mas appelle conjugués (bijugue's, trijugués) les acides organiques qui semblent résulter de l'union de deux ou de plusieurs acides. M. Gerhardt a légèrement modifié l'idée pri- mitive de M. Dumas , en substituant la dé- nomination de copule à celle de conjugaison, et en précisant quelques-unes des circon- stances où ce mode de combinaison trouve son application. ACIDE CHLOREUX. Voy. Chlore. ACSDE CHLORIQUE. Voi/. Chlore. ACIDE MARIN DEPHLOGISTIQUÉ. Voy. Chlore. ACIDE MURIATIQUE OXYGÉNÉ. Voy. Chlore. ACIDE HYDROCHLORIQUE. Voy. Chlor- hydrique. ACIDE PERCHLORIQUE ou OXYCHLO- RIQUE. Voy. Chlore. ACIDE SULFURIQUE GLACIAL ou FU- MANT, ou Acide de Nordhausen. Voy. Sul- furique (Acide). ACIDE MURIATIQUE. Voy. Chlorhyori- QUE (Acide). ACIER (actes, tranchant). — C'est du fer contenant 5 à 7 millièmes de carbone et des traces de silicium. En général l'acier est plus blanc que le fer; sa cassure est fine- ment granuleuse, et il est susceptible de prendre un très-beau poli. Pour préparer l'acier, il existe différentes méthodes , qui toutes ont pour but de com- biner le fer pu-rifié avec une ceriaine quan- tité de carbone, mais qui fournissent des qualités ditférentes d'acier. Si l'on plonge pi'udant quelques instants une barre de fer dans la fonte liquide, celle-ci lui cède du carbone et la tivinsforme en acier. Si l'on tient pendant quelque temps de la fou e à l'état de fusion, sous une couche de scories, ime cer taine quantité du carbone brûle, et l'on obtient de i'acier brut. Cet acier est sou- vent de mauvaise qualité, parce que le pro- cédé à l'aide duquL4 on le fabrique ne peut pas être exécuté avec la précision nécessaire. On forge ensuite l'acier brut en barres étroites et minces, dont on eu réunit douze à quinze en les brasant , puis on réduit la masse en barres étroites et carrées, qui sont désignées sous le nom d'acier corroyé. Quand](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21780481_0026.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)