Un médecin du XVIIIe siècle, Théodore Tronchin, 1709-178l : d'après des documents inédits / [Henry Tronchin].
- Tronchin, Henry, 1853-
- Date:
- 1906
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Credit: Un médecin du XVIIIe siècle, Théodore Tronchin, 1709-178l : d'après des documents inédits / [Henry Tronchin]. Source: Wellcome Collection.
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![on doutait que cela se pût, et tant pis, parce que tout cela dérange l’assiette des affaires qui n’ont encore ])oint d’aplomb. Jusqu’à prcscntil n’y a que des colloques avec M. le comte de Maurepas j)Our dégrossir la besogne, mais il faut qu’il y ait un Conseil formé et des ministres en place et alors la machine ira et j’espère qu’elle ira bien. Il ne faut à cette nation de cire qu’un bon e.xemple et des mœurs et ])uls... qu’on la laisse faire. Cinq ans de bonne administration suffiront pour la redresser. Un de nos talons rouges faisait au roi de vSardalgnc un compli- ment sur son travail et sur sa vigilance. « Ce que Dieu fait, lui répondit-il, est bien fait. Si mon neveu le roi de France travaillait autant que mol, il serait le maître du monde. » Ce talon rouge me le racontait avant-bier (I). Avec les années, Tronebin devient de pins en plus sédentaire. J)ésabusé des grandeurs et des vanités humaines, il fuit le monde et le juge en observateur aussi clairvoyant des faits de la vie sociale que des phénomènes naturels : On peut vivre au cœur de Paris à cent lieues de Paris, écrit-il à Bonnet, j’en fais l’épreuve journalière, j’y vis comme au sommet d’une montagne, disant à l’intrigue et à la fortune : Cairote vestras res, egomet ïpse meas curabo. Si je n’y pouvais j)as vivre ainsi j’y serais fort mal placé, car de plaisir il ne m’en faut ])olnt, mon cabinet et mes enfants font toute la douceur de ma vie.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28988814_0362.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


