Un médecin du XVIIIe siècle, Théodore Tronchin, 1709-178l : d'après des documents inédits / [Henry Tronchin].
- Tronchin, Henry, 1853-
- Date:
- 1906
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Credit: Un médecin du XVIIIe siècle, Théodore Tronchin, 1709-178l : d'après des documents inédits / [Henry Tronchin]. Source: Wellcome Collection.
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![THÊODOIIE TI’.ONCII IN ne connais aucun fondcincnl à raniinosilc de ccL homme que l’anlipalhlc nalurcllc (ju’il y a entre les honnêtes gens et les scélérats. Celui-ci m’était inconnu lorsqu’il vint me voir à Vienne, où on était sur le point de le mettre en prison pour dettes, ce qui serait arrivé si on n’avait pas obtenu pour lui de M. le prince Eugène un secours de cent ducats, pour un manuscrit qu’il m’avait j)rié de lui négocier. Je fis plus, je violai en quelque sorte le secret d’un ministre en l’avertissant de retourner en Erancc par la Hollande et d’écrire de là à M. Le Illanc (1) pour jus- tifier son voyage, qui l’avait rendu suspect à la cour. 11 négligea mon avis et fut arrête à Strasbourg. Depuis ce temps je n’ai entendu parler de lui que par des traits d’une noirceur à faire frémir et dont le récit composerait un volume de vérités plus gros que le volume de calom- nies qu’il a pu écrire contre moi. A en juger par l'Essai rciulil à Vienne, on il reneonlra J.-H. liousseuu et le prince Eugè'ne. Son séjour offusqua la cour tic France. A son retour, en 17.23, il fut arrête et détenu si.\ mois à la citadelle île Strasbourjj. Il écrivit plus de quai'antc ouvrayes, parmi lesquels : J)c Vusaeje des romans... arec une bihliotlietine des romans (2 vol. in-12, à Amsterdam, chez la veuve de Poibras, 1734) pu])lié sous le nom de Gordon de Percel, et contenant un Elofje liisioritpte de M..., violente satire contre .F.-B. Bousscau, qui est représenté comme le plus méchant de tous les hommes, sur l'esprit et le cœur dtuiiiel Satan continue de verser ses aiiréables influences. Les amis de Bousscau s’adressèrent au marquis de Fénelon, ambassaileur île France à La Haye, pour obtenir la sujiprcssion de l’ou- vrage, qui fut interdit par les Etats Générau.v. JjCnylet aflirma à Fénelon qu il était étranycr à iKlofje et prit le jiarti d'écrire contre son propre ouvraye : L'Histoire justifiée contre les romans, in-12, 1734. V. Jlibl. raisoiiiiee des oitrrtKfcs des siiraiits, avril-juin Journal litter., 1735; OuKuvr.n, bianre litter. ; liioiir. Jiidot. (1) Ministre de la yucrre.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28988814_0376.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


