Un médecin du XVIIIe siècle, Théodore Tronchin, 1709-178l : d'après des documents inédits / [Henry Tronchin].
- Tronchin, Henry, 1853-
- Date:
- 1906
Licence: In copyright
Credit: Un médecin du XVIIIe siècle, Théodore Tronchin, 1709-178l : d'après des documents inédits / [Henry Tronchin]. Source: Wellcome Collection.
379/448 page 357
![AI'I'KN DICES 1)57 n’a pas de prise. Il eût été à souhaiter que c’eût été la cour qui se fût charjjée de réprimer le courafje d’un mé- decin qui entreprend trop vivement de réformer la méde- cine et la conduite d’un {jrand nombre de médecins qu’il estime |)eu, mais qui sont plus redoutables qu’il n’avait pensé. Ijenr accès facile auprès des magistrats leur a procuré un décret contre lequel M. de fja Mettrie n’a d’autres ressources que d’en éviter l’effet. Ar. le procureur général, qui a d’abord donné son réqui- sitoire et à qui j’ai fait parler [)ar des protecteurs puis- sants, ne ])eut plus aujourd’hui favoriser l’accusé, les magistrats même (jui ont rendu le jugement ne peuvent en arrêter la suite, ba cour elle-même ne le peut pas sans une évocation tle l’alfairc, (|ul serait ensuite jugée |)ar des commissaires qui ne seraient peut-être pas moins rigoureux que le Parlement, parce {|ue les sollicitations des parties seraient plus nombreuses et plus puissantes f(ue toutes celles qu’on pourrait leur op[)Oser, et le Traité de l'nvie, qui n’est qu’accessoire, deviendrait un objet principal. D’ailleurs cette évocation n’est pas possible, parce que la partie qui peut seule la requérir ne pourra pas paraître; de plus il n’y a pas de raisons suffisantes à alléguer pour se soustraire à la première juridiction. Ainsi vous voyez, monsieur, que tout le mal que vous voulez prévenir est arrivé et que notre ami n’a plus d’asile dans le royaume. 'l’ous ses amis sont fort mortifiés d’être privés de lui et il en a beaucoup à (|ul sa société était fort agréable et à qui ses talents la rendaient recommandable.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28988814_0379.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


