Contribution à l'étude des staphilomes antérieurs (cirsophthalmie) / par M. le docteur Hocquard.
- Charles-Édouard Hocquard
- Date:
- 1881
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Credit: Contribution à l'étude des staphilomes antérieurs (cirsophthalmie) / par M. le docteur Hocquard. Source: Wellcome Collection.
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![— 4< — autre malade quelques remarques nouvelles qui, je l’espère, ne seront pas dépourvues d’intérêt. Je ferai d’abord observer que les efforts tentés par les, liquides iiitra-oculaires pour se frayer un chemin vers l’extérieur n’ont pas abouti exactement au mêivie résultat dans les deux cas. Chez la première malade, ces liquides se sont, comme nous l’avons vu. creusé une voie directe en dilacérant brutalement les fibres sclé- roticales (fig. 4). Chez la seconde, le même proce.^jsus s’exerçant sur des points identicpies de la coque, n’a pu avoir les mêmes effets. Les liquides oculaires ont bien amené un amincissement el un allongement des membranes d’enveloppe; mais, rencontrant au niveau du limbe une couche exsudative épaisse (fig. 8, E x), qui fermait hermétiquement toutes les interstices des fibres i^cléro- ticales comme si elles étaient lutécs par une sorte de mastic , ils n’ont pu s’engager dans l’orifice, des conduits sclérolicaux qui établissent une communication entre le canal de Schlemm et ! l’extérieur de l’œil. Leur effort s’est borné à amincir el à élirer . la sclérotique sur toute l’étendue de l’adhérence irienne. Dans les points où l’exsudai était le plus mince (côté gauche de la figure 7], ramincissemenl de la sclérotique el même de la por- I tion voisine de la cornée a été tel qu’il a pu s’établir une fillralion m directe à travers ces membranes comme à travers un corps poreux de faible épaisseur. Mais dans les endroits où la masse exsudative 1 offrait une résistance suffisante (côté gauche de la môme figure), les liquides en excès ont dû chercher un chemin détourné dans un point de la coque non protégé par la néo-membrane. Péné- 1 tranl alors dans les couches lâches de la lamina fusca qui relient •Il le corps ciliaire à la sclérotique, ils ont élargi les canaux scléraux ' creusés pour le passage des vais.seaux ciliaires et ils ons dissocié les faisceaux fibreux tout le long el au pourtour de ces canaux, t Mais ces désordres n’ont pu se produire dans la région importante du i corps ciliaire, sans avoir immédiatement un retentissement grave sur la nutrition du corps vitré. De là , le synchisis postérieur. Quoi qu’il en soit, les lésions du limbe, dans la seconde obser- vation comme dans la première, nous indiquent que le seul traite- : ment rationnel de la cirsophlhalmie consiste dans une large iridec- tomie pratiquée de bonne heure. Il existe dans la science quelques faits bien observés qui prouvent l’excellence de celte opération](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2234312x_0043.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)