Essai sur le choléra-morbus asiatique, particulièrement sur celui qui a régné dans la ville d'Arles en 1832 : tribut académique présenté et publiquement soutenu à la Faculté de médecine de Montpellier, le 10 juillet 1837 / par Victor Aubert.
- Aubert, Victor.
- Date:
- 1837
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Credit: Essai sur le choléra-morbus asiatique, particulièrement sur celui qui a régné dans la ville d'Arles en 1832 : tribut académique présenté et publiquement soutenu à la Faculté de médecine de Montpellier, le 10 juillet 1837 / par Victor Aubert. Source: Wellcome Collection.
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![lièremcnt sans congestions, sans inflammations , la guérison en sera la conséquence ; si elle est irrégulière , prompte , fougueuse , elle établit des fluxions dangereuses sur des organes presque froids et dénués d’une grande partie de leur vitabilité ; et ce retour trop peu gradué leur est fatal , de même qu’une excitation prompte est funeste à un organe menacé de congestion. La lenteur de la convalescence s’explique par la profondeur de l’atteinte dont l’économie a subi l’action. TRAITE MEÎST. Sans examiner tous les moyens qui ont été employés pour com- battre cette cruelle maladie, nous parlerons de diverses méthodes qui ont Jeté tant de vague et de confusion au début de l’épidémie en Europe. C’est en vain qu’on a cherché un spécifique, et il.en est du choléra asiati<]ue ce qu’il en a été de la fièvre jaune. Le désir de faire cette découverte a, sans doute, donné naissance à la diversité des méthodes curatives très-différentes les unes des autres, et souvent même entièrement opposées. Parmi les médicaments employés avec plus ou moins de succès , puis abandonnés pour revenir au traitement général simple, nous devons citer les émétiques, particulièrement l’ipécacuanha et le muriate de soude, la rhubarbe, le calomel, l’huile de ricin, les sels neutres, le vin de colchique, les boissons aromatiques et amères, les potions alcooliques, les teintures stimulantes, le musc, le camphre, l’opium, l’oxide de bismuth, et une foule de topiques divers qui ont joué un rôle plus ou moins important. Le comité médical de Varsovie, chargé, pendant l’épidémie ,. d’in- diquer un traitement général, proposa le suivant: la saignée; deux ou trois grains de calomel avec un demi-grain d’opium, réitérés ,plusieurs fois dans la journé ; pour boisson une infusion de menthe: frictions, sinapismes, moxas à la région épigastrique. On crut d’abord à l’efficacité de ce traitement, ensuite la mortalité augmenta ; on abandonne la saignée, on continue le calomel ; on croit que l’opium qui y est joint engourdit, on l’abandonne. On préconise ensuite les 5.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b2235900x_0035.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)