Préleçons de pathologie expérimentale : première partie, observations et expériences sur l'hypérémie capillaire / par E.-Fréd. Dubois (d'Amiens).
- Dubois, E. Frederic, 1799-1873.
- Date:
- 1841
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Credit: Préleçons de pathologie expérimentale : première partie, observations et expériences sur l'hypérémie capillaire / par E.-Fréd. Dubois (d'Amiens). Source: Wellcome Collection.
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![de l'économie, je chercherai plus tard à rendre compte du mode suivant lequel ils paraissent s'établir. Quoi qu'il en soit, il n'est nullement prouvé pour nous que, dans l'élat normal, des globules isolés ou en série puissent quitter leurs canaux ordinaires pour s'ouvrir de nouvelles voies, et j'ai peine à croire que ceux qui ont adopté une semblable opinion aient ju- dicieusement interprété les faits. Je l'ai déjà dit. quand la circu- lation capillaire se fait bien, quand les lacis, le réseau de cou- rants est en pleine activité, ce sont toujours les mêmes voies qui sont parcourues par les globules; les îles, les espaces limités par ces mêmes courants ne changent pas ; ils conservent toujours et ies mêmes dimensi<ms et les mêmes formes. D'après tout ce que nous avons dit jusqu'à présent, on doit pressentir que nous admettons dans la trame de tous nos tissus, deux ordres de courants capillaires : les uns d'un calibre plus considérable pourvus de parois spéciales et que nous appelons capillaires du premier ordre; les autres ne livrant passage qu'à un seul globule de front et qui se trouvent pour ainsi dire creusés en plein dans la substance animale elle-même. Les courants capil- laires, ou plutôt les vaisseaux capillaires qui viennent en général se perdre dans les réseaux intermédiaires, ces vaisseaux, dis-je, ])€uvent être très bien distingués en artériels et en veineux: les premiers forment les terminaisons extrêmes des artères; les seconds l'origine des radicules veineuses. Quelquefois, et j'en ai cité des exemples, ils s'abouchent directement entre eux, mais le plus souvent ils se confondent, ils se perdent dans les cou- rants réticulaires. Les capillaires artériels sont faciles à recon- naître à la direction des globules sanguins qui les parcourent, globules qui vont des troncs plus considérables vers des ra- mifications plus déliées. Il est à remarquer cependaht que ces capillaires artériels ne vont pas en diminuant de calibre unifor- mément, ce n'est qu'à mesure qu'ils fournissent de nouvelles ra- mifications, qu'ils diminuent d'espace en espace; tandis que les capillaires veineux s'accroissent uniformément et graduellement depuis leur point d'origine, jusqu'aux troncs considérables, dans lesquels ils finissent par s'ouvrir. Quant aux courants capillaires du second ordre, je dirai tout à l'heure comment ils con- servent le même calibre dans toutes les parties du réseau et limitent assez conformément les espaces de matière animale. Tout n'est donc pas vaisseau dans nos tissus, tout n'est pas canaliculé,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21049798_0295.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


