Préleçons de pathologie expérimentale : première partie, observations et expériences sur l'hypérémie capillaire / par E.-Fréd. Dubois (d'Amiens).
- Dubois, E. Frederic, 1799-1873.
- Date:
- 1841
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Credit: Préleçons de pathologie expérimentale : première partie, observations et expériences sur l'hypérémie capillaire / par E.-Fréd. Dubois (d'Amiens). Source: Wellcome Collection.
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![plus grande beauté, d'une vigueur et d'une souplesse admirable, mais en raison de ses allures peu rassurantes, je l'avouerai, mon avis a été de nous borner à évaluer le nombre des mouve- ments respiratoires5 nous avons pu les estimer à 16 par minute régulièrement ; ce qui peut donner une idée assez exacte du nom- bre des battements du cœur chez cet animal. Il y avait près de là une panthère de taille moyenne ; elle était couchée sur le flanc, et la tête penchée de telle sorte qu'on voyait de la manière la plus distincte les battements de la caro- tide. Ces battements régulièrement espacés allaient à 60 par mi- nute. Ceci n'a été un doute pour aucun de nous, ce qui nous a dispensés de passer les bras entre les barreaux de sa cage et de mettre à ré])reuve sa longanimité. Le 13 juillet, toujours accompagnés de M. Frédéric Cuvier, nous avons fait connaissance avec un animal de mœurs beaucoup plus pacilîques, c'était un très beau tapir d'une grande douceur et assez paisible pour nous permettre d'explorer parfaitement chez lui le rhythme des mouvements circulatoires. Les artères crurales examinées à la fois des deux côtés nous ont offert assez uniformément 44 pulsations par minute. Dans une autre partie de l'établissement il y avait trois animaux chez lesquels nous étions très curieux de rechercher l'état des mouvements circulatoires ; je veux parler du dromadaire, de la girafe, et de Véléphant. Mais ici se sont présentées de gran- des difficultés : les dromadaires étaient d'une indocilité dont rien n'approche, ou importuns et familiers jusqu'à l'audace et con- séquemment très tarbulents, ou timides et craintifs au dernier point, et par cela même insaisissables ; par la douceur il nous fut impossible d'obtenir un moment de repos. Nous avions pris le parti de leur faire attacher solidement la tête aux pieux qui en- tourent la grande loge, mais nous n'avons pu arriver qu'à des ré- sultats douteux; nous croyons seulement, sans en avoir la certi- tude, nous croyons avoir compté 4 à 5 pulsations dans l'espace de cinq ou six secondes. Md\%\di girafe s'est montrée bien plus capricieuse encore; im- possible d'abord de la toucher dans le pli de l'aine, ou sous les ais- selles, ou sous la queue; elle était d'une sensibiliié, d'une irrita- bilité telle que toutes nos tentatives ont échoué; c'était donc ou derrière les oreilles, ou le long de ses immenses carotides que je devais me borner à chercher les impulsions artérielles.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21049798_0328.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


