Préleçons de pathologie expérimentale : première partie, observations et expériences sur l'hypérémie capillaire / par E.-Fréd. Dubois (d'Amiens).
- Dubois, E. Frederic, 1799-1873.
- Date:
- 1841
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Credit: Préleçons de pathologie expérimentale : première partie, observations et expériences sur l'hypérémie capillaire / par E.-Fréd. Dubois (d'Amiens). Source: Wellcome Collection.
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![par cette irritation, d'une manière plus ou moins permanente. {LpcG cit.) M. Gendrin, dans le récit de ses expériences, en est encore aux hypothèses de Bichat. Pour lui, les capillaires, qui ne;charrieraient que des fluides blancs, vont se laisser traverser par des fluides rouges : a Lorsqu'on irrite légèrement, dit-il, avec une aiguille le mésen- tère d'une grenouille, les capillaires, qui ne recevaient pas les par- ties rouges du sang, les admettent promptement, et les mo- lécules colorées les traversent {Hist. anat. des infl. 11.475). » Il serait inutile d'insister, pour démontrer que M. Gendrin n'a pas vu ce dont il parle; on en aura la preuve dans l'exposé de nos expériences. Pour nous résumer sur l'esprit qui a guidé les auteurs dans ces recherches expérimentales, nous dirons que tous, à l'exception de M. Magendie cité dans ma dissertation, précisément à ce sujet; tous, dis-je, étaient pénétrés d'une idée, c'est que en implantant dans des tissus vivants des épingles, des aiguilles, des épines enfin, ils allaient nécessairement produire] dans ces mêmes tissus une condition morbide qu'ils ne connaissaient pas, mais qu'ils croyaient devoir désigner sous le nom àHirritation ; nous voyons que pour eux les capillaires étaient doués de ce qu'ils nomment irritabilité'^ supposition toute gratuite encore, ou qui, dans tous les cas, aurait eu besoin d'être démontrée ; nous voyons enfin qu'ils ont expliqué les faits bien ou mal observés à l'aide de cette double hypothèse : Virritahilité qui établit une aptitude à l'irritation, et Virritation qui appelle les fluides. Nous attaquerons plus tard cette théorie qui gouverne encore aujourd'hui la plupart des esprits en médecine. Passons actuel- lement aux expériences que nous avons faites. Nous devons d'abord déclarer que, quand nous avons commencé ces expériences, nous n'étions sous l'influence d'aucune idée générale ; nous nous proposions d'exercer des lésions variées, des piqûres, des déchirures, des perforations, des dilacérations etc., actions toutes mécaniques, sans nous occuper du reste si, ce fai- sant, noys allions ou non déterminer de l'irritation, de la fluxion, de la congestion,etc. Ces expériences ont été répétées un grand nombre de fois, et tout récemment encore, avec l'aide d'un jeune médecin américain, M. Ruiz Alpuente, et sur les membranes interdigitales des gre-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21049798_0372.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


