Etiologie et prophylaxie de la pellagre ; communications adresss S. E. le Ministre de l'agriculture & du commerce; suivies de deux rapports au Comitconsultatif d'hygie et de salubritpar A. Tardieu et du rapport fait l'Acadie des sciences sur le concours du grand prix de la pellagre par Rayer.
- Costallat, A. (Arnault), 1802-1871.
- Date:
- 1868
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Credit: Etiologie et prophylaxie de la pellagre ; communications adresss S. E. le Ministre de l'agriculture & du commerce; suivies de deux rapports au Comitconsultatif d'hygie et de salubritpar A. Tardieu et du rapport fait l'Acadie des sciences sur le concours du grand prix de la pellagre par Rayer. Source: Wellcome Collection.
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![teur croit trouver une preuve éclatante en faveur de son opinion dans la dix-neuvième observation du rapport. Comme c'est le seul cas de pellagre sans maïs qu'on ait pu se procu- rer, il est nécessaire de le discuter : « Noguès, quatre-vingt-trois ans, tempérament sanguin, » constitution vigoureuse, aucune maladie antérieure, très » laborieux, passant la plus grande partie de son temps au » milieu des champs, bravant sans en être dérangé les intem- » péries de l'air et du soleil, conservant toujours le caractère » le plus gai, bien logé, bien nourri, n'usant jamais de maïs, » ayant de tout temps l'habitude de boire du vin assez gêné- » reux, sans l'étendre de beaucoup d'eau, mais obligé de se » restreindre depuis deux ans, par suite du renchérissement » de la denrée, etc., etc. (1). » Sur le conseil de M. Peyramale, Noguès est conduit à la » source de Gazost, il s'y baigne, lotionne plusieurs fois le » jour ses jambes ulcérées et boit quelques verres d'eau mi- » nérale... Cinq jours de traitement ont suffi pour amener » sa guérison. » Notons en passant que, lorsque, il y a deux ans, M. Peyra- male publia cette observation avec deux autres de la même importance (2), notre confrère n'avait pas parlé de la circon- stance relative au maïs, ni dit que Noguès se fût rendu à Gazost. Un paysan de la vallée de l'Adour, qui jamais de sa longue carrière n'adopta l'usage du maïs, et que l'on a guéri de la pellagre en cinq jours!... cela valait la peine d'être vérifié. Je me suis rendu le 21 novembre dernier à Saint-Martin, et voici ce que Joseph Noguès m'a dit en présence de plusieurs membres de sa famille. « Mon oncle Jean-Marie (le sujet de l'observation) est mort » le 28 décembre 1856; il mangeait comme nous tous, du (i ) La pellagre ne serait donc pas toujours due à l'influence combinée des privations qu'entraîne la misère à sa suite. [2] Voir l'Intérêt public, journal de Tarbes, du 18 novembre 1856.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21047613_0057.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)