Contribution à l'étude de quelques manifestations de l'hérédosyphilis considérées surtout dans leur évolution anatomique et clinique : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 22 mars 1907 / par Emile Gaujoux.
- Gaujoux, E. (Emile), 1884-
- Date:
- 1907
Licence: In copyright
Credit: Contribution à l'étude de quelques manifestations de l'hérédosyphilis considérées surtout dans leur évolution anatomique et clinique : thèse présentée et publiquement soutenue à la Faculté de médecine de Montpellier le 22 mars 1907 / par Emile Gaujoux. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
112/120 (page 112)
![L’existence de lésions viscérales antérieures et autrement ])1lis graves que les lésions culanéomuqueuses est absolument incontestable. On les observe dès les premiers mois de la vie intra-utérine. Elles sont la cause de la plupart des avorte- ments dans les familles sypbilitiques, et doivent toujours être recberchées cliniquement dès la naissance toutes les fois que la syphilis héréditaire peut être soupçonnée (1). c) La connaissance des symptômes précis de ces lésions viscérales, la détermination de leur évolution habituelle serait d’une utilité très grande pour ordonner et diriger le traite- ment des hérédosypbililiques ; 3“ Nous espérons avoir précisé pour le foie et la rate les symptômes correspondant habituellement aux lésions ana- tomiques de l’hérédosyphilis, et montré leur étroite corré- lation ; 4 Notre étude des lésions hérédosyphilitiques type nous permet de mettre en lumière ce fait: que tandis que chez (1) Fournier a d'aitleurs écritdepuis déjà longtemps : « l°La syphi- lis héréditaire est très communément viscérale ; elle l’est bien plus souvent qu’on ne le dit et qu’on ne le croit généralement. » En pratique, on pense avoir tout fait lorsque ayant à examiner un petit enfant suspecté de syphilis héréditaire, on a exploré la peau, les muqueuses, les orifices naturels, les os. Et si l'on n’a rien trouvé sur ces divers points, on s’empresse de conclure à la non existence de la syphilis. En fait, on n’a pas interroge les viscères et cela est très important. «2° La syphilis héréditaire peut môme èlve exclusivement viscé- „ — « J'ai vu plusieurs fois, dit Fournier, des enfants hérédo- syphilitiques mourir par le foie ou le cerveau, sans avoir jamais rien présenté à la peau, sur les muqueuses, sur les os.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22423084_0114.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)