Volume 1
Histoire de l'alimentation et de la gastronomie depuis la préhistoire jusqua'à nos jours : Illus. documentaires / [Alfred Gottschalk].
- Alfred L. M. Gottschalk
- Date:
- 1948
Licence: In copyright
Credit: Histoire de l'alimentation et de la gastronomie depuis la préhistoire jusqua'à nos jours : Illus. documentaires / [Alfred Gottschalk]. Source: Wellcome Collection.
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![et il s'installa un cérémonial méticuleux, une étiquette rigide que chercheront à imiter tous les souverains du Moyen Age. Lors du concile de Nicée (325), l’empereur Constantin donna aux 318 Peres qui s’y assemblèrent un repas si abondant et si splendide, qu au dire d’Eusèbe, cette table donnait une idée des jouissances réservées aux élus dans l’autre monde. Le même souverain fit bâtir, près de l’Hippodrome une salle spécialement réservée aux grands festins; l’empereur et ses invites étaient assis et servis en argenterie, mais lors du festin de Noël, ils étaient couchés à l’antique et servis dans la vaisselle d’or. Cet usage dura jusqu’au xe siècle. Le vin était apporté dans de grands vases d’or, très pesants, portés sur des brancards ; des cordes munies d’anneaux d’or étaient fixées aux anses, et il fallait une machine, placée sur le toit pour amener ces vases sur la table. Le Livre des Cérémonies de Constantin Porphyrogénète réglait de la façon la plus minutieuse l’étiquette des repas ainsi que les fonctions des innombrables serviteurs et dignitaires de la couronne. Lors des déplacements de l’Empereur, le chef de la bouche impériale recevait du logothète des troupeaux qu’il avait réqui¬ sitionnes, 80 mules pour le transport de la vaisselle de table et de cuisine, ainsi que pour les vivres ; ces animaux devaient avoir plus de cinq ans et moins de sept ; ils devaient être exempts de cicatrices et de cautères. Parmi ces empereurs, certains se départirent de l’observa¬ tion des formules si rigides ; Constantin Copronyme ne trou¬ vait aucun parfum plus agréable que l’urine et la fiente de che- ]i ,s,’en asPergeait et obligeait ses courtisans à l’imiter. Michel 1 Ivrogne s’amusait à chevaucher dams Constantinople, a la tete d une bande de débauchés, d’entrer dans une maison dy prendre tout ce qu’il y avait de viande et de vin ; il s’amu¬ sait a apprêter lui-même le repas, dressait la table, y conviait ses involontaires et ne se retirait qu’en complet état d ebriete. 11 but un jour, par défi, cinquante verres de vin, mais trouva son maître : le patriarche Photius, le fondateur du schisme grec, qui le surpassa de dix verres, sans s’enivrer. Les «Calendriers de régime» décrits par MM. Jeanselme et Œconomos (3tflne Congrès d’histoire de la médecine), réglés d une façon generale sur la tradition hippocratique, nous appren¬ nent que les Byzantins recherchaient une nourriture très épicée, ils appréciaient les viandes tendres d animaux engraissés et celles des animaux jeunes, agneaux, chevreaux à la mamelle,](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29979912_0001_0388.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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