Mémoire qui à partagé le prix du concours ouvert devant l'Académie royale de médecine, en execution du testament de M. Moreau de la Sarthe, sur la question suivante : donner un aperçu rapide des découvertes en anatomie pathologique durant les trente dernières annees qui viennent de s'écouler : déterminer l'influence de ces travaux sur les progrès de la connaissance et du traitement des maladies / par Jean-Eugène Dezeimeris.
- Jean-Eugène Dezeimeris
- Date:
- 1830
Licence: Public Domain Mark
Credit: Mémoire qui à partagé le prix du concours ouvert devant l'Académie royale de médecine, en execution du testament de M. Moreau de la Sarthe, sur la question suivante : donner un aperçu rapide des découvertes en anatomie pathologique durant les trente dernières annees qui viennent de s'écouler : déterminer l'influence de ces travaux sur les progrès de la connaissance et du traitement des maladies / par Jean-Eugène Dezeimeris. Source: Wellcome Collection.
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![(35 ) et, chose assez remarquable , cette opinion est celle qu'on tend le plus à reproduire aujourd'hui : parmi ceux qui la partagent, les uns attribuent la maladie h une altération de la lymphe (Hufeland) , les autres à une altération des vaisseaux eux-mêmes. Mo le docteur Bazignan , après M. Broussais (thèse 1824) , dit qu'ils ont leur siège dans les ganglions lymphatiques ou les glandes muqueuses. Enfin, vient l'opinion qui place le siège primitif des tu- bercules dans le tissu cellulaire : c'est peut-être la plus satisfaisante, mais est-elle bien prouvée? La composition chimique des tubercules est un point de leur histoire qui paraît devoir être fécond en applica- tions physiologiques. MM. Thénard et Dulong y ont trouvé du phosphate de chaux et du carbonate de la même base en même proportion que dans les os des animaux. Ces élémens chimiques , rapprochés de ceux qui composent le système osseux , devaient établir, entre le tissu nor- mal et la matière accidentellement formée, plusieurs points de contact. Cette importante remarque demeurait inapperçue et manquerait peut-être encore aujourd'hui à la physiologie, si M. Dupuy n'avait enfin appelé l'atten- tion sur elle. La connaissance de ce fait porta M. Larcher à penser que la maliero tu])erculeuse n'est autre chose qu'une déviation des élémens organiques des os, et sur- tout de leurs élémens calcaires. Une des meilleures preu- ves qu'on puisse apporter à l'appui de cette opinion , c'est la fragilité des os chez les phthisiques. Il n'est personne qui ne sache que , chez la plupart des sujets phthisiques , les os ont plus ou moins perdu de leur consistance et de leur pesanteur. Ce fait a été depuis long-temps mentionné pour l'espèce humaine; on l'a récemment observé chez les animaux. Il suffit, pour s'en convaincre , d'examiner dans le muséum d'anatomie de l'école d'Alfort, les squelettes d'animaux qui ont péri des suites de l'affection tuberculeuse. 5](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21049105_0047.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


