Les procédés de laboratoire pour le diagnostic de la fièvre typhoïde : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 16 février 1903 / par Henri Bouisson.
- Bouisson, Henri, 1876-
- Date:
- 1903
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Credit: Les procédés de laboratoire pour le diagnostic de la fièvre typhoïde : thèse présentée et publiquement soutenue devant la Faculté de médecine de Montpellier le 16 février 1903 / par Henri Bouisson. Source: Wellcome Collection.
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![aiüro récipient conirpie, dix gouttes de culture fraîche de bacilles typhiques et une goutte de sérum provenant d’un typhique, on fait tout de suite une j)réparation niicrosco- j)i(jue du mélange et Ton examine au microscope. Ouand le sérum est agglutinant, on voit (|ue les bacilles ont perdu leur immobilité et qu’ils se réunissent en amas bien reconnaissables. Si la préparation est de nouveau examinée une demi-heure ou une heure après, le phéno- mène est beaucoup plus apparent. Mais le sérum des typhiques a un pouvoir agglutinant variable, tantôt très faible, tantôt très énergique; aussi a- t-on indiqué de ne pas s’en tenir à la dilution à un dixième, mais de rechercher l’agglutination sur des dilutions plus élevées. Lemieux est de préparer plusieurs dilutions, une à un dizième, les autres à un vingt-cinquième, un cin- (juantième, un centième. Ce procédé a un grand avantage : il est, en effet, très rapide, car si l’examen après une demi-heure ne montre pas d’amas avec la dilution au un dixième, on peut affirmer que la réaction est négative. Cette méthode du séro-diagnostic nous présente des avantages considérables. Elle est véritablement clinique puisque le diagnostic se fait extemporanément ; elle esta la portée de tous les médecins car sa technique est des plus simples et il n’est pas difficile de reconnaître sous le microscope si les bacilles sont agglutinés, d’autant plus que l’on doit avoir à côté de soi une culture pure de bacilles typhiques avec laquelle on peut faire la compa- raison. Dans tous les laboratoires on possède du bacille d’Éberth, que l’on ensemencera vingt-quatre heures avant l’expérience. Tout praticien peut même en conserver chez lui, en ayant soin de tenir la culture auprès d’une bouche de chaleur.On |)eut même, ])our plus de facilité,faire usage](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22404569_0062.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)