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Credit: Contributions a la chirurgie / par Ch. Sédillot. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
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No text description is available for this image![Nous avons vu divers chirurgiens anglais se servir de leur étoile charpie, fortement maintenue sur le nez et la houche, et iinhihée de chloroforme pour déterminer l'aneslhésic, Ce procédé est peu dangereux, parce que l'air passe très-aisément au travers du tissu, mais le tort consiste, selon nous, à contenir violemment les malades et ne leur accorder aucun répit, quelle que soit leur agitation. Nous n'insisterons pas, ici, sur les règles que nous avons adoptées, on les trouvera dans nos précédentes puhlications, dans un article de la Gazette médicale de Strasbourg du 20 septem- bre 1851 (1). Nous les résumons, comme-au premier jour, en disant: maintenir l'intégrité, la normalité de l'acte respiratoire. (1) « Le chloroforme est versé sur une compresse roulée, de manière à pré- » senter une cavité assez large pour recouvrir facilement le nez et la bouche du » malade. L'autre côté de la compresse est. froncé et fixé lâchement par une » éping]fi pour ne pas empêcher complètement le passage de l'air. Le malade n ne doit pas être tenu, mais reste couché sur le dos, la tête légèrement sou- » levée parmi oreiller. On commence par verser sur la compresse 1 ou 2 gram- » mes du liquide, et l'on approche le linge à quelque distance de la bouche, n pour laisser le temps au malade de s'habituer à l'odeur et à l'impression du » chloroforme. Il ne saurait arriver à personne de se laisser plonger dans une „ perte de conscience absolue, et d'affronter une opération sans une émotion » plus ou moins vive. Le chirurgien s'efforce de tranquilliser ses opérés, leur parle » doucement, leur demande quels effets ils éprouvent, leur explique qu ds doi- » vent respirer naturellement et sans effort, et qu'ils ne s'endormiront pas tout à coup, qu'il faut pour ce résultat un temps assez long. S'il voit les malades » faire des inspirations précipitées, il retire entièrement la compresse et attend un ,, peu plus de calme. Bientôt la respiration se régularise et l'on reprend l'nsagc „ de l'anesthésique. Lorsqu'on s'aperçoit que les inspirations .sont bien sup- » portées et que l'émotion e»t en partie dissipée, on verse largement le chloro- ,, forme sur le linge et l'on cherche à eu faire inspirer les plus fortes quauut, a » dans te temps le plus court, ce qui est le menteur moyen de prévenu- la pe- „ riode d'excitation et une anesthésie trop profonde. Le succès nous a paru „ moins prompt chez les individus vigoureux et habitués aux alcoohques. b il ,, survient du spasme, de la gêne respiratoire, de la turgescence de la face on » s'arrête, puis on recommence dès que la normalité respiratoire se rétablit. » S'il y a un peu d'exaltation, des mouvements brusques, les signes d'une ivresse » bruvautc sans que la respiration ni la circulation soient gênées, on active » l'action du chloroforme en imbibant abondamment la compresse, bornent » alors le blessé s alanguil, ses paroles deviennent plus lentes, sa voix plus » faible, sa tète se penche sur sa poitrine, et il se renverse complètement en » dormi sur sdn oreiller. Dans d'autres cas assez rares, la compresse est rc- » poussée. On attend que l'exaltation diminue. Puis on renouvelle les mêmes » épreuves. Si l'on ne réussit pas et que le malade continue à se défendre, on » essaye seulement alors de le maintenir et de le sidérer par de grandes doses](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21703401_0116.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)