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Credit: Traité d'anatomie humaine / par L. Testut. Source: Wellcome Collection.
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![sur la cuisse, d'où le nom que lui donnent quelques auteurs, avec beaucoup de raison du reste, de muscle extenseur de la jambe. Accessoirement et en raison de son insertion à Tépine iliaque, le droit antérieur lléchit la cuisse sur le bassin, ou vice versa le bassin sur la cuisse, suivant le levier osseux qui lui sert de point fixe. Quant au faisceau sous-crural, se contractant en même temps que le triceps, il attire en haut le cul-de-sac supérieur de la synoviale du genou, sur lequel il se termine. Il l'empêche ainsi d'être pincé, dans l'extension brusque de la jambe sur In cuisse. Variétés. — Lp droit antérieur peut recevoir un faisceau de renforcement de l'épine iliaque anti'iD-supei ii'uri'.— Macalister (loc. cit.) a vu le tendon cotyloïdien faire défaut. — J'ai vu les deux (;hel's d'origine ne se réunir que 4 cenliinétres au-dessous de la cavité cotyloïde. — Maca- lister a vu le même muscle se fixer à l'épine iliaque antéro-supérieure. — Le vaste externe peut être divisé en deux faisceaux distincts (Ghuber, Virchow's Arch., 1880, Bd. LXXXII, p. 473). — De même, le vaste interne peut se dédoubler en deux lames plus ou moins distinctes. — Drach- MANN {Nordiskt. Medic. Arkiv., vol. IV, part. 1, 187:2) a observé un cas d'absence congénitale <iu quadriceps crural. Le teii.<ieur de la synoviale du r/enou présente les variations les plus fantaisistes dans son vo- lume, dans le nombre de ses faisceaux, dans ses rapports avec les vastes ou le crural, dans son mode (l altache à la synoviale, etc. (voy. Testut, Anoin. musculaires, etc., p. 612). ^5 ]1. — Rkgion postéro-intkrnie Huit muscles constituent cette importante région. Ce sont : le droil inleiiie, le pectiné, les trois adducteurs de la cuisse, le biceps crural, le demi-lendineux et le demi-membraneux. 1 ° D R 0 I ï I X T E R N E Le droit interne (fig. 792,12) est un muscle rubané et fort mince, situé à la partie interne de la cuisse : c'est le gracilis des anatomistes anglais et allemands. 11 s'étend de la partie antérieure du bassin au côté interne de la jambe. 1 Insertions. — Il s'insère, en haut, sur les côtés de la sj'mphyse pubienne, depuis l'angle du pubis jusqu'à la branche ascendante de l'ischion. De là, ses faisceaux charnus se portent verticalement en bas et se jettent suc- cessivement, à partir du milieu de la cuisse, sur un tendon long et grêle, lequel contourne d'arrière en avant le condyle interne du fémur et vient se fixer sur la partie supérieure de la face interne du tibia, oîi il contribue à former la patte d'oie (fig. 799j. 2 Rapports. — Par sa face superficielle ou interne, le droit interne répond à l'aponévrose et à la peau, dans la plus grande partie de son étendue. A sa partie inférieure, cependant, il est en partie recouvert par le couturier et croisé d'arrière en avant et de bas en haut par la veine saphène interne. — Par sa face profonde ou externe, il répond successivement au bord interne des adducteurs, au condyle interne du fémur et au ligament latéral interne de l'articulation du genou, sur le- quel il glisse à l'aide d'une synoviale qui lui est commune avec le demi-tendineux. 3 Innervation. — Le droit interne reçoit son nerf de l'obturateur, branche du plexus lombaire. Ce nerf le pénètre par sa face profonde, un peu au-dessus de sa partie moyenne. 4 Action. — Il fléchit la jambe et la porte un peu en dedans : il est, du même](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21295311_0001_0981.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)