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Credit: Traité d'anatomie humaine / par L. Testut. Source: Wellcome Collection.
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![externe du calcanëum. Comme nous l'avons dit plus haut, le tendon du court pe'ro- nier latéral glisse, derrière la malléole et sur le calcanéum, dans une gaine ostéo- lîbreuse qui lui est commune avec le long péronier latéral. Une bourse séreuse favorise ce glissement (voy. plus loin, p. 992]. 3° Innervation. — Le court péronier latéral est innervé, comme le précédent, par des rameaux issus du musculo-cutané. Ces rameaux le pénètrent par sa face profonde, à la partie moyenne de la jambe. 4 Action. — Ce muscle est adducteur du pied, auquel il imprime en même temps- un mouvement de rotation en dehors. Il ne paraît être extenseur du pied que lorsque ce dernier a été fléchi sur la jambe. Variétés. — Le court péronier latéral présente fréquemment un tendon surnuméraire, dont l'origine, fort variable, est située, soit sur le tendon du court péronier, soit sur le corps musculaire lui-même. Son mode de terminaison n'est pas moins variable. Elle se fait, suivant les cas .• 1 sur le cinquième orteil, où il prend le nom de prolongement phalcingien du court péronier latéral (voy., à ce sujet, Pozzi, in Journ. de l'Anat., d872, p. 269) ; '2° sur le cuboïde ; 3° sur l'adducteur du petit orteil ; 4» sur le cinquième métatarsien ; 5° sur le quatrième métatarsien et le quatrième espace interosseux. — Tous ces faisceaux tendineux, précédés ou non d'un faisceau musculaire, me paraissent être des formes incomplètes et atrophiées d'un muscle surnuméraire, le péronier du cinquième orteil, qui se montre quelquefois chez l'homme, en arrière des péroniers latéraux, et qui s'étend de la partie moyenne et inférieure du péroné au cinquième orteil (voy., à ce sujet, Testut, Le muscle péronier du cinquième orteil chez Vhonimc, Bull. Soc. anat., 1884, p. 352). § III.—Région postérieure La région postérieure de la jambe comprend huit muscles, qui se répartissent en deux couches, une couche superficielle et une couche profonde : a) Dans la première, nous trouvons quatre muscles, qui sont : \q jumeau externe, \& jumeau interne, le soléaire et le plantaire grêle. Les trois premiers de ces muscles, réunis en bas sur un tendon commun, le tendon d'Achille, constituent un muscle triceps, que l'on désigne sous le nom de triceps sural. &) La couche profonde nous présente également quatre muscles : en haut, le poplité, muscle très court qui unit le fémur au tibia; puis, au-dessous de lui, trois longs muscles qui, de la jambe, descendent sur le pied : \e jambier postérieur, le fléchisseur commun des orteils et le fléchisseur propre du gros orteil, t^es deux derniers sont homologues, à la jambe, des fléchisseurs profonds ou perforants des doigts, que nous avons déjà décrits à propos de l'avant-bras. 1° Jumeaux de la jambe Les jumeaux de la jambe sont deux muscles volumineux aplatis, de forme ova- laire, qui naissent isolément sur l'extrémité inférieure du fémur, se fusionnent ui> peu au-dessous de leur origine et viennent se fixer, par un tendon commun, à la partie postérieure du talon. Us forment donc, dans leur ensemble, un véritable muscle biceps. On les désigne encore sous le nom de gastrocnémiens (de Yac-r,p, ventre et /vY^av], jambe), parce que c'est à leur présence qu'est principalement due la saillie postérieure de la jambe (ventre de la jambe) ou mollet. 1° Insertions. — Les jumeaux se distinguent, d'après leur situation, en interne et externe. Ils prennent naissance, en haut, chacun sur le condyle fenioral corres- pondant. a. Origine du jmneau interne. — Le jumeau interne s'insère en grande partie](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21295311_0001_1000.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)