Gnathon et Scymnus, deux artistes peintres découverts dans les Épidémies d'Hippocrate : à ce sujet, classification des personnages qui figurent dans les Épidémies et explication de la légende d'Hippocrate / par J.-P. Rossignol.
- Jean Pierre Rossignol
- Date:
- 1858
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Credit: Gnathon et Scymnus, deux artistes peintres découverts dans les Épidémies d'Hippocrate : à ce sujet, classification des personnages qui figurent dans les Épidémies et explication de la légende d'Hippocrate / par J.-P. Rossignol. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![7 — Celle classe d’ouvriers devait être très-nombreuse chez les an- ciens; car elle y tenait lieu de plusieurs métiers qui, dans nos socié- tés modernes, occupent des milliers de bras. Le foulon remplaçait alors, en effet, ce que nous appelons aujourd’hui le foulon, le dé- graisseur et le blanchisseur. Théophraste, dans le portrait qu il a tracé du Lésineur, nous dit que les hommes de ce caractère « Insis- « tent auprès des foulons, pour que leur manteau reçoive beaucoup « de craie, afin qu’il ne se salisse pas trop tôt. — Kal upo; xouç yva- « cpsTç Siaxeivogévouç, oraoç xo tuâxiov auxoïç eljst 7îoàXy]v yr,v, iva u.r, « puTra£vï]xai xayu (1). » Chez les Romains, ils formaient un collège dont il est fait mention plus d’une fois dans les inscriptions (2). Leur métier parut même avoir sur les mœurs publiques une telle influence que les censeurs de Rome, l’an 534 (Av. J.-C., 219) en réglèrent l’exercice par une loi. Pline, après avoir observé que la craie ombrique ne s’emploie qu’à lustrer les étoffes, Umbrica non nisi polienclis vestibus assumi- tur, ajoute : « Car il ne m’en coîitera nullement de dire aussi un mot « sur cet objet, puisqu’il existe la loi Métella concernant les foulons, « laquelle les censeurs, C. Flaminius et L. Æmilius firent porter par « le peuple. Tant nos ancêtres étendirent à tout leur sollicitude ! — « Neque enim pigebit hanc quoque partem altingere, quum lex Me- « tella exstet fullonibus dicta, quam C. Flaminius, L. Æmilius, cen- « sores, dedere ad populum ferendam. Adeo omnia majoribus curæ « fuere (3) ! » Puis, l’historien nous fait connaître non-seulement les manipulations de ces artisans, mais l’ordre dans lequel elles avaient lieu : « Voici donc, continue-t-il, la suite des opérations. — Ergo « ordo hic est.» Par où l’on voit qu’il s’agissait d’une loi somptuaire, et que la loi entrait minutieusement dans le détail pour interdire au luxe l’apprêt et le brillant des étoffes. Une chose digne de remarque et qui prouve bien de quelle con- séquence était aux yeux des Romains le métier des foulons, c’est qu’ils ne crurent point trop faire en le soumettant à une loi, tandis qu’un simple édit des censeurs suffisait pour régler des cas analo- (t) Charact. X fin. (2) Fabretli, p. 333, 497; Orclli, 4036.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22447623_0009.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)