Recherches expimentales et cliniques sur la sensibilit / par Charles Richet.
- Charles Richet
- Date:
- 1877
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Credit: Recherches expimentales et cliniques sur la sensibilit / par Charles Richet. Source: Wellcome Collection.
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![vons guère expliquer d'une manière satisfaisante. Une malade de M. Verneuil, opérée à plusieurs reprises d'une tumeur récidivante de l'aine, chaque fois qu'elle est opé- rée, éprouve des douleurs très-vives vers le troisième ou le quatrième jour. M. Verneuil en parle dans son mémoire de 1874 (Obs. ii). Je l'ai revue cette année à la Pitié : elle a été opérée de nouveau et a eu encore une névralgie secon- daire. Comme toutes les autres douleurs, ces douleurs sont intermittentes et spécialement nocturnes. A quoi faut-il attribuer cette prédilection des douleurs, quelle qu'en soit la cause, pour les dernières heures delà nuit? Tous les mé- decins ont reconnu, et cherché sans succès à l'expliquer, que la douleur apparaissait en général vers onze heures ou minuit et disparaissait aux premières lueurs de l'aube. Une malade (Salle St-Augustin n° 7), amputée à la par- tie inférieure de la jambe,fut mise dans le pansement ouaté. Le premier jour elle souffrit peu, mais cinq jours après l'opération, elle fut prise de douleurs très-vives, d'élance- ments qui l'auraient fait crier, si elle ne s'était retenue, et qui revenaient toutes les nuits à la même heure Pourtant elle n'avait ni tubercules, ni fièvres intermit- tentes, ni syphilis. Nous nous sommes déjà expliqué sur le phénomène de l'intermittence : quant à la nocturnité des douleurs, peut- être est-il rationne] de l'attribuer à l'absence de causes de distraction, à la solitude, et au silence, qui font que le malade a tout loisir pour songer à son mal et y tourner toute sa sensibilité. Enfin, je mentionnerai un dernier point très-important; c'est que la fièvre traumatique simple, si elle n'est com-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21074562_0325.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)