Leçons de chimie biologique, normale et pathologique / par Armand Gautier.
- Armand Gautier
- Date:
- 1897
Licence: Public Domain Mark
Credit: Leçons de chimie biologique, normale et pathologique / par Armand Gautier. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![•JS) Celles de ces matières qui apparaissent d’abord dans la feuille insoléc sont l’amidon et la glycose Leur composition répond à l’union de l’eau au carbone (Exemple : équivaut à C® H- 6 ÏÏ-0) ; comme si dans la feuille insolée le carbone extrait de l’acide carbonique s unissait a 1 état naissant à 1 eau pour former du sucre. Nous revien- drons tout à l’heure sur ce point. La plante fabrique aussi des corps azotés, et l’expérience montre que pour la majeure partie l’azote qui lui est nécessaire ne vient pas de l’air. Elle assimile cet élément sous forme d’ammoniaque, d’urée, de nitrates contenus dans le sol. C’est avec ces substances incombustibles et saturées qu’elle forme ses principes azotés, ses matières albuminoïdes, combustibles et non saturées essentiellement chargées d’énerme. Ainsi, à côté des fonctions qui entretiennent, aux dépens des maté- riaux combustibles préformés, la chaleur de la plante et l’énergie néces- saire cà son développement et à sa reproduction, nous trouvons dans le végétal une fonction contraire dévolue à scs parties] vertes ; fj'ràce à elle la plante reproduit dans ses feuilles, avec des substances ’inertcs et incombustibles des matériaux combustibles chargés d’énerofe clii- mique. Cette aptitude essentiellement propre h la feuille, est cîue cà la chlorophjlle, que nous allons maintenant étudier. LA CHLOROPHYLLE Dans une jeune plante restée à l’obscurité l’on voit, au sein du proto- plasma qui forme les cotylédons ou les folioles, apparaître de petits corps jaunâtres auxquels on a donné le nom de leiicites. Ce sont des oiganismes élémentaires doués de mouvements amiboïdes et impréonés d un pigment jaunâtre. Tant que la jeune plante n’est pas illumbiée lis restent au repos; mais dès qu’intervient la lumière, ils vont pour ainsi dire a sa rencontre et de jaunâtre prennent une belle couleur verte. Ainsi se constitue le glomérule chlorophyllien. II ne doit pas être confondu avec le pigment qui l’imprègne et qui quelquefois y apparaiU l’état cristallisé : la granulation chlorophyllienne est un véritable plastidule (p. 7) organisé et vivant. C’est grâce à elle que la plante va pouvoir décomj)oscr les matériaux incombustibles dont elle disjiose et jiroduire des jirincipes nouveaux chargés d’éneroie (M Cette fonction projU’e au glomérule chlorophyllien (et pimt-etrc à jpichpics autres organites chargés de pigments semblables) a pour méca- nisme physique essentiel remmagasinernent de la force vive, de l’éner'dc. r) L'obscrvaüon .lémonlre que la lumière seule suHlLà réduire uii neu l’acide carl.oiii.me agir sûr ^L^dclXl!aie^d T L bjcui Louâtes alcalins et les changer parliellemeut eu rormiales [Licben^](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28107032_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)