Livre de Censorinus sur le jour natal / Traduit pour la première fois en français par M.J. Mangeart.
- Censorinus
- Date:
- 1843
Licence: Public Domain Mark
Credit: Livre de Censorinus sur le jour natal / Traduit pour la première fois en français par M.J. Mangeart. Source: Wellcome Collection.
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![grec([ue : elle portail le nom de P^lliagore, son eliel, comme l’autre secte portait le nom d’Aristoxène. « Les pythagoriciens- fixaient tous les intervalles, tant consonnants que dissonnants, par le calcul des rapports ; les au contraire, di- saient s’en tenir au jugement de l'oreille. Mais, au fond, leur dispute n’etait qu’une dispute de mots, et, sous des dénominations plus simples, les moitiés ou les quarts de ton des aristoxeniens ou ne signifiaient rien, ou n’exigeaient pas de calculs moins composés ({lie ceux des limma , des comma, des apotomes, fixés par les py- thagoriciens. En proposant, par exemple, de prendre la moitié d’un ton, que proposait un aristoxénien ? rien sur quoi l’oreille {lût porter un jugement fixe : ou il ne savait ce qu’il voulait dire, ou il proposait de trouver une moyenne proportionnelle entre 8 et g ; or, cette moyenne proportionnelle est la raeine carrée de *^2, et cette racine carrée est un nombre irrationnel. Il n’y avait au- cun autre moyen possible d’assigner cette moitié de ton que par la géométrie, et cette méthode géométrique n’était pas plus simple que les rapports de nombre à nombre calculés par les pythagori- ciens. La simplicité des aristoxéniens n’était donc qu’apparente.» (Id., ibid., v° Pythagoriciens.') 25. — Proprie aiiteni S'iéaiç. « C’est, selon le vieux Bacchius , le plus petit intervalle de l’ancienne musique. Zarlin dit que Phi- lolaüs, pythagoricien , donna le nom de diésis au limma ; mais il ajoute, peu après, que le diésis de Pythagore est la différence du limma et de l’apotome. Pour Aristoxène , il divisait sans beau- coup de façon le ton en deux parties égales, ou en trois, ou en ({uatre. De cette dernière division résultait le dièse enharmonique mineur ou quart de ton ; de la seconde , le dièse mineur chroma- tique ou le tiers d’un ton ; et de la troisième , le dièse majeur, (]ui faisait juste un demi-ton. » (Id., ihid., Diésis.) 2G. — Eh/Xsïu.y.a appellntur. « Intervalle de la musique grec- ({ue, lequel est moindre d’un comma que le semi-ton majeur, et, retranché d’un ton majeur, laisse pour reste l’apotome. Le rap- port du limma est de 243 à 266, et sa génération se trouve, en commençant par nt, à la cinquième quinte si; car alors la quan- tité dont ce si est surpassé par Vat voisin, est précisément dans le rapport que je viens d’établir. Philolaüs et tous les pythagori- ciens faisaient du limma un intervalle diatonique qui répondait h notre semi-ton majeur; car, mettant deux tons majeurs consécutifs, il ne leur restait que cet intervalle jiour achever la quarte juste](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29295476_0129.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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