Livre de Censorinus sur le jour natal / Traduit pour la première fois en français par M.J. Mangeart.
- Censorinus
- Date:
- 1843
Licence: Public Domain Mark
Credit: Livre de Censorinus sur le jour natal / Traduit pour la première fois en français par M.J. Mangeart. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![(le leiii’ rappi’ochenieiit successif, aklë cruii iiiëlaiige (Feau (‘t de feu, se serait formée la charpente osseuse compo- sant le corps entier de riiomme. Qu’ai-je besoin de pour- suivre toute cette série d’invraisemblances ? Telle fut aussi l’opinion de Parménide de Vélie , à part quelcpies points sur lesquels il s’est éloigné d’Empédocle. Quant à Démo- ('rite d’Abdère, c’est d’eau et de limon qu’il pensa que les j)remiers liommes avaient été formés. Telle fut aussi à peu près l’opinion d’Epicure ; selon lui, en effet, c’est dans le limon échauffé que se sont développés je ne sais ([iicls utérus dont les racines plongeaient dans la terre; et ces utérus, obéissant a l’action de la nature, distillaient une sorte de lait dont se nouri’irent les embryons qui s’y étaient formés, et qui, ainsi élevés et développés, ont propagé le genre humain. Zénon de Cittium, fondateur de la secte du Portique, assigna pour principe à la race humaine le commencement du monde lui-même, et pensa (pie les premiers hommes avaient été creiés par la seule influence du feu divin, c’est-à-dire par la providence de Dieu. Ibifin, on a cru aussi, d’après bon nombre d’au- teurs de généalogies, (]ue quelques nations, qui ne des- cendaient point d’une souche étrangère, ont eu pour chefs des enfants de la terre; ce qui eut lieu dans l’Atti- que, par exemple, dans l’Arcadie et dans la Tbessalie, et qu’on appelait ces nations autocbtbones. De même aussi en Italie, ou, comme l’a dit le poète, et comme l’ont facilement admis l’ignorance et la crédulité des anciens, (f certains bois eurent autrefois pour habitants des Nym- phes et des Faunes indigènes. » Mais il y a plus, et l’iina^ gination en est venue à ce jioint de licence, qu’on a rêvé des choses qu’à peine l’oreille peut entendre. D’après certaines traditions, la terre était déjà couverte de na- tions et de villes, quand de différentes manières elle flt sortir des hommes de son sein : ainsi, dans l’Attique, Eri-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29295476_0027.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)