Livre de Censorinus sur le jour natal / Traduit pour la première fois en français par M.J. Mangeart.
- Censorinus
- Date:
- 1843
Licence: Public Domain Mark
Credit: Livre de Censorinus sur le jour natal / Traduit pour la première fois en français par M.J. Mangeart. Source: Wellcome Collection.
33/148 page 27
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![losophes ne sont j)as non plus d’accord. Suivant Alcincon, l’enfant a le sexe de celui de ses ])ère ou mère qui a fourni le plus de semence ; d’après ïlippon, de la semence la plus déliée naissent les fdles, et de la plus épaisse les garçons; d’après Démocrite, l’enfant a le sexe de celui de ses père ou mère dont la semence a la première occupé son réceptacle; suivant Parménide, au contraire, il y a dans le coït une lutte entre l’homme et la femme, et ('elui des deux à qui reste la victoire donne son sexe à l’enfant ; Anaxagoras et Empédocle, de leur côté, s’ac- cordent à penser que la semence épanchée du testicule droit produit les garçons, et celle du gauche les filles. Au reste, si ces deux philosophes sont d’accord sur ce point, ils ne le sont plus sur la question de la ressem- blance des enfants. Voici, à cet égard-, la thèse soutenue par Empédocle : si dans la semence du père et de la mère il y a eu le même décoré de chaleur, il naît un iiarcon (jui rcssemhle au père; si le même degré de froid , il naît une fille qui ressemble à la mère. Que si la semence du père est chaude , et froide celle de la mère , il naîtra un garçon qui ressemblera à la mère; si la semence de la mère est chaude, et froide celle du père, il naîtra une fille qui ressemblera au père. Anaxagoras pensait, lui , ({ue les enfants ressemblaient à celui de leru’ père ou mère (|ui avait fourni le plus de semence. Quant à Parménide, il soutenait que quand la semence venait^ du testicule droit, c’était au père ; quand du gauche , c’était a la mère que l’enfant ressemblait. Il me reste à parler de la naissance des jumeaux, fait accidentel qu’Ilippon attri- bue à la quantité de semence, la(|uelle, selon lui, s’épanche sur deux points, quand il y en a plus qu’il n’en faut pour un seul enfant. C’est aussi ce que semble penser Empé- docle; mais il n’a pas indiqué les motifs de cette division de la semence ; il se borne à dii-e que si la matièi c, en s’éj)anchant sur deux j)olnts,y trouve im égal degré (h‘](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29295476_0033.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)