Examen des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille. Première partie. Matières colorants dérivées de l'aniline / par E. Kopp.
- Emile Kopp
- Date:
- 1861
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Credit: Examen des matières colorantes artificielles dérivées du goudron de houille. Première partie. Matières colorants dérivées de l'aniline / par E. Kopp. Source: Wellcome Collection.
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![avec le brome donne naissance à de la tribromaniline et du brombydrate d’aniline; l’iode convertit sur le champ l’aniline en un mélange d’iodhvdrates d’aniline et de iodaniline. D’après M. Béchamp la formule de formation de la fuchsine est la suivante : 3 (C‘2 II7 N) + (2 Cl2 Sn) + HO = 2 (H Cl, C12 H7 N, Cl Sn) + C'2 H6 NO. Aniline. Chlorure stannique. Eau. Chlorhydrate d’aniline. Chlorure Fuchsine de stanneux. M. Béchamp. Si cette formule est exacte il s’en suit que la fuchsine anhydre de MM. Renard doit avoir pour formule et composition : C11 H6 NO — HO — C'2 H5 N. Ou ce qui nous paraît plus probable : C12 H6 NO, II Cl — IIO = C'2 H5 N + H Cl = C'2 H6 Cl N. Sous l’influence de l’eau, ce corps déterminerait la décomposition d’un équivalent d’eau qui entrerait dans la formule, en provoquant en même temps la formation d’acide chlorhydrique. C12 [H6 Cl] N+ HO = C12 HGON + II Cl. Fnchsine de MM. Renard. Eau. Chlorhydrate de fuchsine de MM. Béchamp. La fuchsine formée par l’action du brome, aurait en conséquence pour formulée* HG Br N, celle engendrée par l’iode serait C12 II6 J N ; celle préparée avec le fluorure d’étain serait représentée par la formule C12 HG FIN. Ces composés seraient donc des isomères de l’aniline monochlorée, de l’aniline mono- bromée, de l’iodaniline. etc. Sans vouloir prétendre que ces formules, dérivées de celle de M. Béchamp, représentent en réalité la composition des fuchsines dont nous nous occupons, nous pensons cependant qu’il se passe quelque chose d’analogue dans les réactions qui leur donnent naissance. On ne peut d’abord nier, puisque l’aspect seul des produits en est la preuve, qu’il 11e se forme des matières colorantes rouges dans les réactions de l’aniline anhydre sur les chlorures anhydres, c’est-à-dire en l’absence de tout corps oxygéné. Les fuchsines doivent donc égale- ment être des composés non oxygénés. Ce sont des matières colorantes, car on peut laver les fuchsines brutes avec des liquides non oxygénés, comme le sulfure de carbone, la benzine et les dissoudre ensuite dans de l’alcool absolu chimiquement pur. En suivant cette marche nous avons obtenu des solutions alcooliques de fuchsine anhydre et non oxygénée, qui teignaient en rouge la soie, la laine et le coton. Les tissus de soie et de laine, teints ainsi en rouge furent lavés parfaitement avec de l’eau distillée très-froide et séchés ensuite. En les brûlant par un mélange de nitre et de carbonate de soude purs, il fut très-facile de constater dans la masse saline restante, la présence d’une notable quantité de chlore. L’expérience suivante due à M. Ch. Lauth, donne un résultat semblable. On prépare de la fuchsine par l’action de chlorure mercurique sur de l’aniline anhydre (25 p. Cl Hg et ICO p. C12 H7 N) en opérant dans un courant d'hydrogène. Le produit lavé d’abord au sulfure de carbone et à la benzine, est épuisé par l’alcool et la solution filtrée évaporée à siccité au bain-marie, après y avoir ajouté un petit excès de tannin pur. En reprenant la masse sirupeuse ainsi obtenue par de l’alcool absolu et ajoutant à la solu- tion un peu de solution de nitrate d’argent fondu dans de l’alcool absolu, on n’observe aucun précipité. Mais si à une autre partie de cette masse on ajoute d’abord de l’eau, cette eau devient très- acide et en traitant maintenant le tout par le nitrate d’argent, on obtient un abondant pré cipité renfermant beaucoup de chlorure d’argent. Les expériences tendent à prouver que la fuchsine anhydre de M. Renard est un composé, dans la constitution du quel entre du chlore; mais sous l’influence de l’eau, et surtout d’al-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22464049_0094.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)