Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche.
- Delaplanche, abbé, 1806-1876.
- Date:
- 1887
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Credit: Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche. Source: Wellcome Collection.
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![alla Loiijüurs décroiasant, et elle se trouvait réduite, dans le siècle dernier, au cliil'l're très-niodeste de six mille. Aujourd’hui Alexandrie a recoiujuis quelque impor- tance. Depuis la coiujuête de Napoléon, elle a marché vite dans la voie du ]irogrès ; et maintenant (en 1873) elle compte environ J 50,OUI» hal)itants. Si je ne me trompe, elle est à son a^iogée (1). Avant la construction du canal de Suez, elle était le rendez-vous de tous les vais- seaux de l’Occident qui voulaient transporter les passagers et les marchandises à destination des Indes et de la Chine par la mer liouge. Un chemin de fer servait à relier Alexandrie à Suez ; mais aujourd’hui les vaisseaux qui remontent et descen- dent le canal la saluent de loin et poursuivent leur course sans s’y arrêter. Le port d’Alexandrie ne sert plus d’en- trepôt que pour une })artie de l’Egypte, et les étrangers, qui venaient en foule s’y établir, vont de préférence au Caire. 11 est reconnu aussi que le climat d’Alexandrie est malsain : le sol y est humide. C’est le réceptacle de toutes les immondices de l’Egypte. Visitons maintenant cette ville moitié arabe, moitié europésnne. Que reste-t-il des monuments de son ancienne gloire ? Presque rien ; partout où le fataliste musulman a posé le pied, il a fait le désert. De la Home de l’Orient on ne retrouve que la cjlonne de Pompée, les aiguilles de Cléopâtre, quelques colonnes mutilées, des monceaux de débris, et la solitude. Nous avons vu les Bédouins du désert planter leurs tentes noires auprès de ces vieux mo- numents, et leurs troupeaux paître jusqu’au pied de la fameu.se colonne, isolée à l’extrémité de la ville actuelle. Cette colonne, qui porte le nom de Pompée—non pas, comme l’ont avancé plusieurs voyageurs, parce que César (1) Ccpuudaut la population s’élevait eu 1885 à ‘212,054 habitauts. C’eat uu accroisseuieut que u’avnit pu prévoir l’auteur du Pèlerin, eu 1878.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24885149_0032.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


