Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche.
- Delaplanche, abbé, 1806-1876.
- Date:
- 1887
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Credit: Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche. Source: Wellcome Collection.
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![ont uni! grande robe blanche plus ou moins neuve, ou ]ilutôt plus ou moins di^gontante. Les enfants n’ont aussi que cette sorte de chemise, mCmie les petites filles, jusqu’à douze ans, âge. où on les voile. De temps en tenqis liassent, dans les rues les plus larges, de misérables chariots étroits, grossiers, sur les- quels s’entassent quinze ou vingt personnes, hommes, femmes, enfants, nègres et blancs, dont les jambes pendent de tous côtés. Les femmes sont voilées complètement. On leur voit à peine les yeux. Sur leur nez est ajusté je ne sais (piel tube en cuivre qui remonte jusqu’aux cheveux ; il est destiné à letenir un voile noir «lui descend très-bas en couvrant tout le visage. LLie femme égyptienne voilée c’est (lueliiue chose de hideux ; c’est comme une ombre nocturne, c’est un fantôme ambulant. Aboyez aussi cette foule d’Arabes tle l’intérieur de rAfi'ique, et surtout du Soudan, (pu fourmille autour de vous, et dont le langage barbare frappe vos oreilles d’une manière aussi désagréable que leur couleur d’un noir plus ou moins l’oncé et leur accoutrement bizarre frappent vos yeux, et vous vous foiinerez à jjeine une idée du tableau que présente un (piartier aial)e. (J’est pour nous un monde nouveau, c’est une race dégradée. Evidemment la malé- diction de Cham retombe sur ses enfants. Dans les magasins, ou plutôt dans ces affreuses niches qu’on décore du nom de boutiques, on ne voit que des hommes; <les femmes, jamais. On ne les juge pas dignes d’y siéger. Craint-on (pi’elles ne soient, selon rex]U’ession de l’Ecriture, l’ornement de la maison ? Impossible ; car, avec leurs longs voiles, (pielle caricature ! La vraie raison, c’est cpie l’islamisme est, de sa nature, profondément défiant. La femme est une esclave ; c’est la chose ilu maître ; elle n’a ])as le droit tle paraître en public sans être enveloppée des pieds à la tète. Tour l’ordinaire, elle est reléguée dans l’in-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24885149_0034.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


