Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche.
- Delaplanche, abbé, 1806-1876.
- Date:
- 1887
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Credit: Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche. Source: Wellcome Collection.
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![Quel liomieuv pmir lu Vruiicc d’enteuclre ces cillants Avalies, Grecs, duifs, Turcs })urler su luiiguo sur ces loin- tains rivages. C’est nue règle dans tous les ctalilisscinciits lazaristes de faire usage de la langue française ; mais, connue il y a toujours ])lusieurs classes ou l’on enseigne l’arabe et le grec moderne, il est nécessaire que les Pères et les Sœurs de Charité connaissent ces diverses langues. Outre leurs écoles, les Sœurs de Charité desservent l’iiôpital international, digne théâtre de leur héroïque dé- vouement. Elles ont aussi un dispensaire où, chaque jour, l’on distribue des remèdes aux malades de la ville. Plu- sieurs Sœurs sont là presque toute la jinirnée, soignant les plaies les plus hideuses, les ulcères les plus dégoûtants. f)u ne saurait se faire une idée des misères (jui assiègent la population araV)e. C’est par centaines qu’on vient se faire soigner par les religieuses. Les maux d’yeux et de jambes sont si communs dans un pays où l’on marche nu- pieds, au milieu de nuages de poussière. Tout le monde connaît le chemin du dispensaire, et la Sœur de Charité est véritablement là comme sur un trône, entourée du res- pect et de la vénération de ces pauvres malades qui la considèrent comme une seconde Providence et l’appellent la fille du ciel. Jamais le mahométisme ni aucune secte même chrétienne ne pourront enfanter une Sceur de Charité. C’est une création catholique. 11 existe encore à Alexandrie un autre établissement français que nous ne devons pas oublier ; c’est celui des Frères des Ecoles chrétiennes. Ces dignes enfants du vé- nérable de la Salle distribuent l’éducation religieuse à plus de six cents enfants de nations diverses. La lumière com- mence donc à luire au milieu des ténèbres ; mais, hélas ! souvent les ténèbres ne la comprennent pas, et il faudra encore bien des années, peut-être des siècles, pour faire d’Alexandrie une ville complètement chrétienne et catho- lique.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24885149_0039.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


