Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche.
- Delaplanche, abbé, 1806-1876.
- Date:
- 1887
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Credit: Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche. Source: Wellcome Collection.
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![mettre du mortier dans leur corbeille et monter à la suite les unes des autres les échelles, pour les vider sur le mur eu construction, ou dans des caissses dispose^es à cet effet. Voilà les manœuvres des maçons égy[)tiens ! Point de repos ; il faut monter sans cesse et descendre, porter et porter encore. L’entrepreneur est là avec une courbache, tout ])rêt à les fraj)per. La courbacbe est pour elles quelque chose d’effrayant. C’est une longue lanière de cuir d’bip- ])opotame dont le premier cou]i eidève la peau, et le second fait jaillir le sang. Les ])auvres enfants, quand elles ont renqdi leurs corbeilles, frappent leurs petites mains en cadence, comme jiour s’encourager a leur pénible tâche. LLie d’elles invoque les êtres ])uissants, et toutes les autres répondent, d’ai voulu savoir ce qu’elles répètent dans leur chant si monotone, et il paraît qu’elles appellent à leur secours tout ce qu’elles croient capable de leur venir en aide. Pffles invoquent souvent le nom de la Vierge iUarie, pour lequel les musulmans ont le plus profond respect. Eeprenons notre course hors la ville. Nous avançons dans la camjiagne, et nous arrivons à un jardin qui appartient au.x PP. Lazaristes. C’est un terrain d’une fertilité prodigieuse. .V la mi-mar.s, on y voit des légumes de toutes espèces, des salades, comme au mois de juillet en France, de petits pois déjà récoltés, et d’autres bons à cueillir, des haricots de mai en ileur, du céleri arrivé à sa cioissance, d’autre qu’on ]ilante, et diverses ])roductions ]irt)pres à ce climat. Là travaille avec intelligence un jardinier tlu midi île la France qui n’a j)as oublié les méthodes de .sa ]»remière }>atrie, mais qui sait les ap])liquer au ])ays qu’il a adopté. 1 >ans ce jardin, il y a un appendice indispensable ; c’est une ncu'bine à tirer l’eau ; sans arrosements, la terre serait stérile. Les arbres varient comme les plantes ; on en voit](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24885149_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


