Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche.
- Delaplanche, abbé, 1806-1876.
- Date:
- 1887
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Credit: Le pèlerin de Terre Sainte : voyage en Egypte, en Palestine, en Syrie, Smyrne et Constantinople / par l'abbé Delaplanche. Source: Wellcome Collection.
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![42:-i de T')ieu éclate dans tous les inoinents de sa vie; il aimait, il connaissait l’amitié: l’iiommc (ju’il tira du tombeau, La- zare, était son ami; ce fut ]ionr le )dns grand sentiment de la vie qn’il lit son plus oiand miracle. L’amour de la ]>atrie trouva chez lui un modèle; Jévnmlam! Jeriisale))i ! s’i'- criait-il, en ]iensant au jugement (pn menaçait cette cité coupalde. J’ai roiihc va.^snnhler fr.s evfu7}ff<, comme la poule raxsevihJe •scs poxmsinH aoxm .scs ailea ; vuiis tu ve l’ax pas voulu ! ” Du haut d’une colline, jetant les yeux sur cette ville condamnée, pour scs crimes, à une horrible destruction, il ne ])ut retenir ses larmes : Il vit la cité, dit l’Apôtre, et il plexira. Sa tolérance'ne fut pas moins remarquable, (piand ses disciples le prièrent de faire de.s- cendre le fen sur un village de Samaritains qui lui avait refusé, l’hospitalité. 11 ré))ondit avec indignation: Vous ne savez pas ce que vous nie demandez l Si le Fils de l’Homme était .sorti du ciel avec toute .sa force, il eût eu sans doute peu de peine à pratiquer tant de vertus, à sn])jiorter tant de maux ; mais c’est ici la gloire du my.stère : le Christ lessentait des douleurs ; son coeur se biisait comme celui d’un homme ; il ne donna jamais aucun signe de colère que contre la dureté de l’àme et l’insen- sibilité. Il répétait éternellement; Aimez-vov.s les tins les OjUtres. Mon pàre, s’écriait-il sous le fer des bourreaux, pardonn,ez-leu)\ ca/r ils ne savent ce qu’ils font. Prêt à quitter ses disciples bien-aimé.s, il fondit tout à coup en larmes ; il ressentit les terreurs du tombeau et les angoisses de la croix : une sueur de sang coula le long des ses joues divines ; il se plaignit que son Père l’avait abandonné. Lors- que l’ange lui pré.senta le calice, il dit : O mon Père ! fais que ce calice passe loin de moi; cependant, si je dois le boire, que ta volonté soit faite. Ce fut alors que ce mot, où respire la sublimité de la douleur, échappa à sa bouche : Mon âme est triste jusqu’à la mort. Ah ! si la morale la plus pure et le cœur le plus tendre, si une vie passée à com-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b24885149_0427.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


