Traité de physiologie humaine / par J. Gad et J.F. Heymans ; traduit de l'allemand par les auteurs et E. Masoin.
- Johannes Gad
- Date:
- 1895
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Credit: Traité de physiologie humaine / par J. Gad et J.F. Heymans ; traduit de l'allemand par les auteurs et E. Masoin. Source: Wellcome Collection.
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![D quantité relativement considérable de travail, est appelée son excitabilité. L’excitation survient lorsque le mouvement oscillatoire des atomes, qui préexiste toujours dans la molécule, est devenu assez intense pour que les atomes positifs et négatifs francliisscnt les limites respecti\es de lcui splicie d’activité. La production de travail, qui accompagne l’excitation, est fournie par du potentiel chimique qui est accumulé dans la molécule, et cela sous forme de valences non saturées do carbone et d’hydrogène d’une part, d’oxygène d’autre part. O11 s’imagine que les complexus atomiques qui entrent en activité occupent des chaînons latéraux par rapport à la molécule dont le noyau n’est pas atteint par le processus d’excitation; de sorte que celui-ci peut, en résorbant des substances dans le milieu ambiant, reformer les complexus atomiques altérés. La restitution, qui survient après la fatigue résultant de la production du travail par l’excitation, consisterait dans cette espèce d’assimilation. Mais ]'assimilation ne sert pas seulement à la restitution. En effet, si l'influence des processus chimiques qui s’accomplissent dans les substances protoplasma- tiques, devient plus apparente lors do la production de travail ou de la fonction, il n’en existe pas moins, pendant le repos apparent, et sans qu’une production de travail sensible ait précédé, des transformations chimiques, qui s’opèrent d’une manière continue dans les substances vivantes. En ce dernier cas, l’assi- milation ne sert pas seulement à compléter les complexus atomiques des molécules actives, mais également à augmenter le nombre de ces derniers et à emmagasiner des substances pouvant servir pour des restitutions ultérieures. C’est en cela que consiste la nutrition des cellules et des substances protoplas- matiques, nutrition qui sert d’abord à la croissance d’éléments préexistants et ensuite à la production de nouveaux éléments (formation). Toute cellule nouvelle procède par division d’une cellule préexistante. 11 paraît exister différents modes de division cellulaire; le plus parfait est celui qui débute par une disposition régulière du caryomitome et du cytomitome vis-à-vis l’un de l’autre, ainsi que vis-à-vis du centrosome, et chez qui la divi- sion s’étend visiblement jusque sur tous les microsomes du caryomitome, probablement même sur toutes les parties constituantes, figurées ou non figurées, de la cellule. O11 oppose cette division cellulaire mitotique à la division amitotique dans laquelle la division se porte en gros d’abord sur le noyau et ensuite sur la cellule et dont les produits sont assurément viables, mais seulement dans une certaine mesure, si même ils sont jamais en état de se reproduire. Une supériorité de la division cellulaire mitotique sur l’amito-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28084536_0017.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)