De la maladie d'Addison / par Louis Martineau.
- Martineau Louis, 1835?-1888.
- Date:
- 1863
Licence: Public Domain Mark
Credit: De la maladie d'Addison / par Louis Martineau. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Royal College of Physicians of Edinburgh. The original may be consulted at the Royal College of Physicians of Edinburgh.
41/156 page 35
![énormément} aussi sa faiblesse est-elle extrême, il est obligé de garder le lit. 12 avril.—L'état du malade s'aggrave de plus en plus; l'afTaiblissement fait de grands progrès. Depuis hier, il vomit tout ce qu'il prend ; en même temps, la transpiration devient de plus en plus abondante. On est oblige de le changer à chaque instant de linge. Le pouls reste calme , peu fré- quent. Le malade est très-abattu, dans un état de somnolence continuelle. Il n'éprouve ni céphalalgie, ni n'accuse aucunes douleurs dans les diffé- rentes parties du corps. L'examen attentif des différents organes ne décèle aucunes lésions; les selles sont normales; une ou deux garderobes par our. Le traitement est surtout dirigé contre les vomissements : bouillon froid, eau de Seltz, glace. En outre, M. Frémy prescrit deux paquets par jour de poudre thébaïque 0,02, mélangée à 0,25 de sous-nitrate de bis- muth. Vin de quinquina. 13 avril. —L'état du malade est très-grave; la faiblesse est extrême; l'intelligence reste intacte, il répond très bien aux questions qu'on lui adresse. Il n'accuse aucunes douleurs. Les vomissements ijersistent ; ils sont jaunâtres , bilieux; la transpiration est arrêtée; la peau est sèche, rugueuse. Sur la face, au niveau des pommettes, sur le front, ou aperçoit une légère desquamation blanchâtre, comme furfuracéc. Le malade est en proie à une soif ardente, vive, qu'il ne peut satisfaire, vu les vomisse- ments. Le |)ouIs est insensible aux deux radiales ; on le trouve au i>li du cou ; il est petit, fréquent, déprcssible, on peut à peine le compter. La somnolence persiste, elle est même plus grande qu'hier ; le malade ne sort de cet état de torpeur que pour vomir. L'urine conserve toujours les mômes caractèi-es; elle est excrétée en petite quantité; ce matin , elle est vivement colorée en rouge foncé ; elle contient de l'acide urique en grande abondance. Les organes ne révèlent aucune lésion. Vers une heure de raprns-iiiidi, d'après le dire de la sœur du service, le malade est pris de convulsions générales , et succombe à trois heures. Autopsie pratiquée le 15 avril, à sept heures du matin, quarante heures après la mort, par un temps assez froid. La roidcur cadnvori(]iie est intense; on est obligé d'employer une p'aude force pour la vaincre. La coloration indiquée pendant la vie persiste ; pourtant elle semble moins intense suri a face antérieure de la poitrine et de l'abdomen. La cavité abdominale ne contient aucun liquide; le grand épiploon •ainsi que le mésentère , est infiltré d'une grande quantité de graisse; les ganglions mésentérlques sont petits, parfaitement sains. Les îuieslins ne](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21707200_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


