Traité de la science médicale : histoire et dogmes comprenant un précis de méthodologie ou de médecine préparatoire; un résumé de l'histoire de la médecine, suivi de notices historiques et critiques sur l'écoles de Cos, d'Alexandrie, de Salerne, de Paris, de Montpellier et de Strasbourg; un exposé des principes généraux de la science médicale, renfermant les éléments de la pathologie générale / par T.C.E. Édouard Auber.
- Auber, T. C. E. Edouard (Theophile Charles Emmanuel Edouard), 1804-1873.
- Date:
- 1853
Licence: Public Domain Mark
Credit: Traité de la science médicale : histoire et dogmes comprenant un précis de méthodologie ou de médecine préparatoire; un résumé de l'histoire de la médecine, suivi de notices historiques et critiques sur l'écoles de Cos, d'Alexandrie, de Salerne, de Paris, de Montpellier et de Strasbourg; un exposé des principes généraux de la science médicale, renfermant les éléments de la pathologie générale / par T.C.E. Édouard Auber. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![]ec0n de ions les siècles, fine tout, dans la science de l’homme comme dans la pratique de la médecine, consiste à observer atten- tivement les mouvements de la nature intérieure ou providen- tielle, à calculer ses forces, a prévoir ses efforts et la puissance de son activité, ù savoir enfin qu il y a par toute l’économie ani- male une force cjui, purement conservatrice et formatrice, tant qu’elle ne préside qu’à l’harmonie et à 1 entretien des corps orga- nisés qu’elle-même a formés, devient essentiellement et efficace- ment médicatrice aussitôt qu’une cause offensive ou destructive vient à troubler soit l’état des solides ou des liquides , soit l’équilibre des fonctions, le Créateur ayant voulu, en formant l'homme, lui assurer la faculté de résister, dans certaines limites, à tout ce qui peut porter atteinte à sa conservation et à son existence. Or cette nature est si puissante, que les médecins trouvent tous les jours dans l’activité de ses efforts, des ressources qu’ils ne sauraient ni prévoir ni procurer, ce qui explique jusqu à un cer- tain point comment Stahl et ses sectateurs ont été entraînés à considérer cette faculté de la nature comme une faculté de notre âme, toujours en exercice pour la conservation de la santé et la guérison des maladies. C’est la nature qui opère toutes les guérisons, voilà le dogme essentiel et fondamental du vitalisme. Voilà l’idée principe dont l’explication renferme' toutes les explications, comme le germe contient la plante, comme l’œuf renferme l’animal tout entier. C’est du point de vue de ce principe qu’on doit examiner tout système qui a la prétention d’être nouveau. C'est l'esprit de ce principe qui doit servir de critérium pour juger les doctrines ri- vales; nous avons en lui le fil d’Ariane qui doit nous conduire dans le labyrinthe des sciences médicales. C’est sur lui que re- pose le vitalisme. Or le vitalisme apparaît au fond des systèmes les plus différents et les plus opposés en apparence, parce qu’il est partout la vérité même qui se mêle à tout. Nul parmi nous ne saurait ignorer ce principe fondamental et ses conséquences, sans encourir la disgrâce de ne mériter aucune estime ni aucun cré- dit. Le vitalisme, bien jugé, est le rocher contre lequel viennent se briser tous les systèmes, tous les essais scientifiques. Il ren- ferme la seule doctr ine que les gens de sens et de goût puissent admettre et respecter. Ces vérités une fois reconnues, ne faisons pas des préceptes de la philosophie médicale, ce que tant de gens](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28085401_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)