Leçons cliniques sur la dipsomanie faites à l'Asile Saint-Anne / par V. Magnan ; recueillies et publiés par Marcel Briand.
- Magnan, Valentin, 1835-1916.
- Date:
- 1884
Licence: Public Domain Mark
Credit: Leçons cliniques sur la dipsomanie faites à l'Asile Saint-Anne / par V. Magnan ; recueillies et publiés par Marcel Briand. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by The Royal College of Surgeons of England. The original may be consulted at The Royal College of Surgeons of England.
40/72 (page 116)
![fond chagrin ; elle se sentit alors poussée à boire, et après quelques jours d'excès elle fut prise de délire alcoo- lique. Dans ses hallucinations, elle voyait un boucher armé d'un couteau qui voulait la dépecer, elle apercevait des figures grimaçantes, des sergents de ville qui la mettaient enjoué, elle se figurait qu'on l'accusait d'un assassinat. Un soir, elle alla même porter plainte au commissaire de police,lui déclarant que, dans sa maison, on avait tué la fille du concierge. Amenée à Sainte-Anne le 14 août 1874, elle fut transférée à la Salpêtrière où elle passa 10 mois. Elle put reprendre plus tard ses occupations, et,dans les quatre années qui suivirent, elle resta pendant des périodes de 6, 8 et 15 mois sans avoir ni d'accès mélancolique ni d'impulsions. Quand celles-ci survenaient, à des délais intermittents, elles étaient, comme précédemment, accompagnées du même senti- ment d'impuissance et de tristesse. Ces abus de boissons, quoique plus rares, fatiguaient la malade et provoquè- rent des vomissements dont elle eut beaucoup de peine à se débarrasser. Le 14 octobre 1878, Hortense fut amenée pour la 4= fois à Sainte-Anne, toujours pour un délire alcoolique. Son état s'améliora rapidement et au bout de deux mois elle put être rendue à son mari. On la conduisit à la campagne où elle passa plusieurs semaines tranquille, mais, à son retour, en janvier 1879, elle eut encore une période de tristesse. Elle lutta cette fois pendant plus d'une semaine contre son impulsion, mais finit par céder. Le délire alcooHque qui s'ensuivit eut pour ré- sultat une tentative de suicide. Elle chercha à s'em- poisonner avec du laudanum pour fuir les ennemis qui la menaçaient; une voix qui l'injuriait sans cesse lui disait de se tuer. Conduite à l'Asile pour la 5* fois, la malade était,à son arrivée, sous le coup d'un délire alcoolique avec halluci- nations pénibles. La nuit, elle entendait sa mère, morte depuis longtemps, qui lui reprochait sa conduite et améliora lle« ^ ^«r vaquer eti,.Werestoac',maiselleiion d'en boire un premier verre. Apre.« > Kt aWe.elle ne jwutplus lutter rontw amélioration, son sommeil e.st parfois hallucinations; elleassisteà des incendies ■ Mets autour d'elle, Il est à craindre que ï™*sneF«steiitlonftcmns(! fP^^if^tchezlesbuvoyrson''. '^™'f'^^'^^^P^».nto.u. comme une «uventi % kl dé] son ent 'f«etf ■pris Nive lire](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22292676_0042.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)