Leçons cliniques sur la dipsomanie faites à l'Asile Saint-Anne / par V. Magnan ; recueillies et publiés par Marcel Briand.
- Magnan, Valentin, 1835-1916.
- Date:
- 1884
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Credit: Leçons cliniques sur la dipsomanie faites à l'Asile Saint-Anne / par V. Magnan ; recueillies et publiés par Marcel Briand. Source: Wellcome Collection.
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![b22292688 lie C dé 1 On le. 'par ses i '^f ^Nitpeuàpeu;Ilkid,int ^le la viande qui la faisait voé;le] uls passaient sans trop de diflicÉé^. ;nir, elle dut se mettre au lit; mais; mvaiscs et se passaient presque ans i jhemars la réveillaient en surjaut, immençait à s'endormir, Dans son iinenicntd'apoeleràsonsecoiiis;le3^ ent dans la gorge»,eUeétait inca.' «sonetparalFFl'^f^i: „„;,;entpasnianr^' det)cir«=' — 133 — les malheurs et de toute la honte dont cette funeste passion serait bientôt fatalement la cause ; j'étais sûre que ma faiblesse me conduirait à ma perte, mais rien n'y fit, il fallut boire. » Malgré le souvenir de ses promesses, malgré les in- jures qu'elle se disait à elle-même, malgré tous ses efforts, elle se fit une première concession. « Peut-être, pt-nsa-t-elle, qu'un verre de vin me remontera et me donnera la force de résister au besoin d'en prendre d'autres. Une soif ardente la dévorait, son gosier lui semblait sec au point de ne pas lui laisser assez de salive pour parler, elle se dirigea en courant chez un marchand de vin où elle demanda de l'eau-de-vie. Elle se rendit après chez plusieurs autres et ne tarda pas à s'enivrer. Ensuite elle alla se réfugier à Vincennes dans une masure en démoHtion où elle passa la nuit. Le lendemain, dès l'aube, elle rentre dans son domi- cile, se couche pendant 3 jours sans pouvoir prendre autre chose que du lait et du bouillon ; le vin et l'eau-de- vie la dégoûtaient. L'accès semblait devoir avorter. 1 Mais,après ces trois jours,il lui vint une nouvelle impul- sion à boire qui la conduisit chez différents marchands de vin où elle s'enivra avec du vulnéraire. Comme elle avait conscience de son état, elle attendit le soir pour rentrera la maison; elle passa la nuit dans une cave, n'osant monter dans sa chambre, dans la crainte de rencontrer les autres locataires qui l'auraient vue ivre. Dégrisée le matin, elle se décide à pénétrer dans sa chambre et s'y enferme pendant deux jours. Tourmentée bientôt par son ardeur irrésistible de boire, elle sort de nouveau, achète à un pharmacien de la poudre de rhubarbe qu'elle mélange à un litre de vin additionné lui-même de deux verres d'eau-de-vie et remonte dans sa chambre. Elle place d'abord la bouteille loin de son lit et se couche ; puis elle se lève pour la porter sur sa table de nuit. Une heure ne s'était pas écoulée depuis le commencement de ce manège qu'elle](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b22292676_0059.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)