Les alpes en hiver considérées au point de vue médical avec notices sur Davos, Wiesen, Saint-Moritz et la Maloja / par A. Tucker Wise.
- Alfred Thomas Tucker Wise
- Date:
- 1885
Licence: Public Domain Mark
Credit: Les alpes en hiver considérées au point de vue médical avec notices sur Davos, Wiesen, Saint-Moritz et la Maloja / par A. Tucker Wise. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by the Francis A. Countway Library of Medicine, through the Medical Heritage Library. The original may be consulted at the Francis A. Countway Library of Medicine, Harvard Medical School.
63/160 (page 43)
![d'autres causes. Cela semblerait démontrer qu'un état général hyperamique des poumons empêche le dépôt du tubercule et arrête les progrès phthisiques. Ce qui vient aussi appuyer cette thèse, c'est qu'en général le tubercule attaque les som- mets des poumons, et que ces parties contiennent plutôt moins de sang par le fait de la gravitation. Réciproquement, là où la masse de sang qui circule dans les poumons, est diminuée, par exemple, dans des climats chauds, on voit fréquemment la phthisie se précipiter dans un rapide galop. Il n'est pas improbable que ce développement dans le volume du sang qui se meut dans un poumon malade et atteint, à une grande altitude, joue un rôle dans la nutrition des tissus et augmente le mouvement de la lymphe à travers les lymphatiques pulmonaires, ce qui écarte par absorption la croissance de beaucoup des petites cavités morbides. Grâce à la baisse de la pression barométrique qui active l'action de l'osmose, il se forme une certaine compensation de la perte de la capacité pulmonaire, car nous savons qu'une circulation plus rapide de gaz se produit sous une pression réduite. D'un autre côté, les signes emphysématiques que présentent des patients qu'on considère comme guéris, à la suite d'une résidence prolongée dans une station élevée, peuvent paraître une contre-indication de toute théorie basée sur cette règle. Il faut reconnaître, cependant, que l'expansion de la poitrine une fois obtenue, il devient douteux que l'emphysème produise une compression des capillarités pulmonaires telle qu'il en résulte une décroissance de tout le volume du sang circulant dans les poumons. Que les poumons renferment davantage de sang dans un climat froid, c'est une chose absolument certaine, si nous admettons le témoignage du docteur Francis (armée du Ben- gale], qui trouva, après un grand nombre d'expériences, que les poumons pèsent moins après la mort chez les Européens dans l'Inde que la moyenne en Europe. Parkes le confirme, de même que Rattray, dans ses observations sur la diminution des fonctions respiratoires dans les pays chauds.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21084786_0063.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)