Opuscules sur la peste qui, en 1771, ravagea Moscou; avec un discours aux éléves des hôpitaux de l'Empire de Russie / [Danilo Samoĭlovich].
- Danilo Samoilovich
- Date:
- 1787
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Credit: Opuscules sur la peste qui, en 1771, ravagea Moscou; avec un discours aux éléves des hôpitaux de l'Empire de Russie / [Danilo Samoĭlovich]. Source: Wellcome Collection.
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![tous îcs autres étaient fuccombcs à fa violence, ug^ez, Monlieur, des lervices c]ue nous pouvioi'is >ious deux rendre à une telle Multitude de Malades, •^e repréfènrai auffi-côc au Général \3. nécelîitc de Bi envoyer ces quatre-vingts hommes que j’avais guens dans THopital du Monadere Ougiejclunsky, <^^^qui n avaient plus à craindre la moindre cho/'e * meme dans le fort de laR/tf, puifqu’ils l’avaient en- furpaféc, afin de les employer au Service des Malades. Je demandai de plus qu’on m’envoyâc quelques Sous-Chirurgiens pour m’aider aux Panfe- jnerisy ce qui fut execucc /ans délai. Sachant oue les Cautères étaient prônes dans nos Livres de Méde- cine, je les appliquai d tous ces Sous-Chirurgiens. au/ü-tor qu’ils entrèrent dans cet Hôpital^ ainfi qu’d tous ceux qui leur fuccéderent après leur mort. Je conleillai à quelques-uns d’eux, qui étaient fort corpulens, d’en fupporter deux à-la-fois, ce qu’ds firent; il s’en trouva même.un qui voulut en avoir trois Cependant ce Préfervatify qui paraît n’êrre pui.lant que dans nos Livres, n empêcha pas qu’ils ne fuîTent attaqués, & qu’ils ne fuccombalîént à la violence du Mal, comme ceux qui n’en avaient pas fine u.age. J’avais pourtant encore chnque fois eu loin de les faire revêtir de leurs Redingotes & Gants de toile cirée, avant qu’ils approcha^fent des Pefii- jetes pour les panfer , &c. En un mot, quelque Pté- caution que j’eunTe ptife,quoique j’eu/Te e/Tayé de tout . ce qu’on propole pour réuaîr,)e ne pus les /auver Si Ion m en demande la raifon , la voici : c’ed que la Pejle était alors a fon dégré du zW/Ze//,.c’e/l:-à-dire au comble de la Malignité, & qu’alors fon Venin e/l fi fubtil qu’il e/l impolTîbiede l’éviter, à caufe de la vite^e avec laquelle il s’infinue des le moindre Contact. Mes Exhortations à bannir la crainte qui aggrave tant toutes les Maladies , &c. rien ne](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28760931_0193.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)