Du pincement des vaisseaux comme moyen d'hémostase : leçon extraites du second volume des Cliniques chirurgicales du dr. Péan.
- Péan, Jules Emile, 1830-1898.
- Date:
- 1877
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Credit: Du pincement des vaisseaux comme moyen d'hémostase : leçon extraites du second volume des Cliniques chirurgicales du dr. Péan. Source: Wellcome Collection.
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![au moyen d'une pince (1). M. Ancelet se sert de la serre- fîne dans sa pratique courante pour atteindre le même but. Il a même entrevu la possibilité de l'hémostasie définitive (2). J'arrête ici, Messieurs, la liste de ceux qui ont fait le pin- cement dans ces cas. Un ou deux noms de plus n'ajouteraient rien à mon argumentation ; peu importe, dès l'instant que la méthode est acceptée, qu'elle.ait été appliquée cent fois ou cent cinq fois ; ce que je tenais à vous démontrer, c'est que, depuis 1824, l'hémostasie temporaire par la pince a toujours compté des partisans. Les instruments employés n'ont pas tous présenté la solidité et la simplicité désirables, mais tous répondaient en fin de compte au même besoin. La pince à coulant de Henneman comme la pince à double bouton de Graefe; les serres-fines de Vidal, les serres-fortes de Dieffen- bach et de Sédillot ; les pinces à verrou comme celles à anneaux, pouvaient toutes faire l'hémostasie temporaire. C'est par là que nous avons débuté. B. Hémosiasie définitive. —Jusqu'en 1867, aucun chirur- gien ne semble en avoir entrevu la possibilité. Cette année-là, Nunneley de Leeds publia dans un journal de Londres (3) un article dont l'importance n'échappa à personne. C'est l'infi- délité de l'acupressure qui l'a conduit à chercher une mé- thode hémostatique plus efficace et plus simple. « Quelle que soit l'opinion que l'on professe sur l'acupres- sure, dit-il, on ne peut douter que si l'on avait à sa disposition un moyen d'arrêter le sang ne nécessitant point l'abandon dans les plaies de substances étrangères, ce serait une grande améhoration pour la médecine opératoire. » Voilà le problème de la suppression de la ligature posé avec une netteté que nous n'avons pas encore rencontrée. « J'ai pensé, ajoute Nunneley, que si je pouvais découvrir une pince autoclave [self-aclinçi] suffisamment fine pour ne pas gêner la réunion, suffisamment forte pour fermer hermé- tiquement les vaisseaux sans amener la gangrène et l'ulcéra- (1) Chirurgische Heilmittellehre. Tubingen, 187o. (2) Courrier médical, 1870. -{3}Brinsh 7ned. journal, iSQ!, t. ïï.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21211048_0041.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)


