Volume 1
Nouveaux éléments de médecine opératoire / par Alf. A.-L.-M. Velpeau; accompagnés d'un atlas de 20 planches in 4o gravées, représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie.
- Velpeau, A. A.-L.-M. (Alfred Armand Louis Marie), 1795-1867.
- Date:
- 1832
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouveaux éléments de médecine opératoire / par Alf. A.-L.-M. Velpeau; accompagnés d'un atlas de 20 planches in 4o gravées, représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie. Source: Wellcome Collection.
Provider: This material has been provided by King’s College London. The original may be consulted at King’s College London.
45/868
No text description is available for this image
No text description is available for this image
No text description is available for this image![Phlébite et résorption purulente. La division des tissus par la main de l’opérateur cause parfois une série de symptômes dont le danger a tellement occupé les esprits dans ces derniers temps, qu’il m’est impossible de ne pas en traiter avec quelque développement. La marche du mal en pareil cas est d’ailleurs assez variable. Tantôt il débute par un frisson violent, qui va même parfois jusqu’au tremblement et peut durer plusieurs heures, tantôt par des horripitations, et dans certains cas par un simple refroidissement des extrémités. La peau devient pâle, prend une teinte jaunâtre, un peu livide ou bleuâtre, et bientôt après un aspect terreux plus ou moins pro- noncé. A la différence des fièvres intermittentes maré- cageuses , qui ont avec elle plus d’un trait d’analogie, cette première période est rarement suivie d’une réaction franche. S’il survient de la sueur, elle est inégale, souvent grasse ou poisseuse. Après s’être renouvelés une ou plu- sieurs fois^ à des distances variables, sous forme d’accès, ces accidents font ordinairement place à un état de putri- dité ou d’adynamie fort remarquable. Les yeux s’excavent, se couvrent de chassie grisâtre. La conjonctive jaunit, ainsi que le pourtour des lèvres, et toute la face reste plus ou moins terne. La langue, qui se tient habituel- lement humide, sans être très large ni pointue comme dans les affections intestinales, 'ne s’encroûte que dans une période avancée de la maladie. Les dents et les lèvres deviennent simplement fuligineuses. Le pouls prend de la fréquence et de la dureté sans être vite, et devient ensuite de plus en]plus petit et faible. Du météo- risme , quelquefois de la diarrhée, rarement du délire, quoiqu’il y ait presque toujours de la stupeur, ne tardent pas non plus à se manifester. A cet ensemble se joignent, chez certains sujets, des signes vagues dephlegmasies vis- cérales. C’est tantôt une rougeur un peu livide, d’une ou des deux poinincttes , qu’on remarque par moments, et](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21306473_0003_0045.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)