Volume 1
Nouveaux éléments de médecine opératoire / par Alf. A.-L.-M. Velpeau; accompagnés d'un atlas de 20 planches in 4o gravées, représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie.
- Velpeau, A. A.-L.-M. (Alfred Armand Louis Marie), 1795-1867.
- Date:
- 1832
Licence: Public Domain Mark
Credit: Nouveaux éléments de médecine opératoire / par Alf. A.-L.-M. Velpeau; accompagnés d'un atlas de 20 planches in 4o gravées, représentant les principaux procédés opératoires et un grand nombre d'instruments de chirurgie. Source: Wellcome Collection.
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![à travers la masse dégénérée. Deuxieme temps. De la main droite , l’opérateur s’empare du bistouri; le tient comme une plume; en porte la pointe au grand angle; l’enfonce en rasant l’os etlimoïde jusqu’aux environs du trou optique ; lui fait parcourir à plat toute la demi-circonférence inférieure de l’orbite; divise l’at- tache du muscle petit oblique, la rainure oculo-palpé- brale de la conjonctive et quelques filaments cellulo- graisseux; le reporte ensuite dans l’extrémité interne ou nasale de la plaie; en tourne le tranchant en haut; coupe le muscle grand oblique , et tâche d’enlever en même temps la glande lacrymale, lorsqu’on parcourant la voûte orbitaire, il arrive près de la teni[)e et se trouve sur le point de réunir les deux plaies par leur extrémité externe. Troisième temps. Dés lors , l’oeil ne tient plus dans sa cavité que par un pédicule formé des quatre muscles droits et du nerf optique. Si, pour diviser ce pédicule, on ]uéfère les ciseaux, l’opérateur les glisse du côté in- terne, plutôt que du côté externe, leur concavité tournée vers la tumeur aussi profondément que possible, et, d’un trait, termine la séparation du cancer. Si quelques brides le retiennent encore, on les divise rapidement de la même manière, pendant qu’avec l’autre main on exerce les trac- tions convenables. Lorsqu’au lieu de ciseaux, le chirur- gien a recours au bistouri, il le porte aussi de préférence du côté interne. Dans ce sens la paroi orbitaire étant près que droite, il est facile, en inclinant en dehors la pointe de l’instrument, de croiser et découper le pédiculeraus- culo-nerveux. Je me hâte d’avouer cependant qu’avec le bistouri, comme avec les ciseaux, il ne serait pas beau- coup plus difficile d’arriver au même but eu suivant la paroi temporale de l’orbite. C’est même par là que De- sault pénétrait ordinairement et par choix , disant que ce chemin est le plus court et le plus commode. Un motif plus digne d’attention, est qu’on éviterait ainsi plus sûre--](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21306473_0003_0849.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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