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Credit: Éloge de Claude Bernard. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![delà chaleur créée. La création de chaleur est du fait de la nutrition, la répartition est du ressort de la circulation. Sensilîlement uniforme dans son cours, quand on l'envisage dans son ensemble et pendant une certaine période de temps, le sang qui traverse les tissus subit çà et là des variations de vitesse dans son cours et des variations de quantité dans sa masse. C'est le système nerveux qui les commande, dispensant ainsi, à certains moments, pour certains buts déterminés, un aliment plus ou moins abondant aux métamorphoses de la nutrition, avec leurs conséquences trophiques et thermiques. L'action du système nerveux sur le mouvement nutritif des parties s'exerce donc par l'intermédiaire des tuniques musculaires des vais- seaux, mises en jeu par les nerfs. Nous touchons ici, Messieurs, à l'une des expériences de Claude Bernard à ]a fois la plus curieuse et la plus féconde par ses conséquences. Au commencement du siècle passé, Pourfour du Petit, membre de l'Académie des sciences, commu- niquait à la savante compagnie un travail qui porte ce titre singulier où se révèlent les idées du temps : « Mémoire dans lequel il est démontré que les nerfs intercostaux (on désignait ainsi le grand sympathique) fournissent des rameaux qui portent des esprits dans les yeux. » L'expé- rimentateur avait pratiqué la section du grand sympathique au cou, et observé le resserrement de la pupille qui la suit. Mais ce que Pourfour du Petit n'avait pas vu, ce que Claude Bernard lui-même n'avait pas observé tout d'abord, ne devait pas échapper à son regard pénétrant. En répétant cette expérience dans le courant du mois de novem- bre 1851, il constate qu'en outre de la conslriction pupillaire, on peut voir du côté de la face correspondant à la section, la température s'élever et les vaisseaux se dilater; phénomènes particulièrement sai- sissants sur les oreilles minces et transparentes des lapins à robe blanche. Il galvanise le bout supérieur du cordon sympathique coupé : les vaisseaux dilatés se contractent; d'activé qu'elle était, la circula- tion devient faible, la conjonctive, les narines, les oreilles, qui étaient rouges, pâlissent, et, comme conséquence de l'expulsion du sang, les parties primitivement échauffées se refroidissent. Voilà d'un seul coup tout un jouriuattendu projeté sur le mécanisme des circulations locales. Les conditions mécaniques générales de la circulation, jusque-là le prin-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b21228796_0014.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)