La lèpre à travers les siècles et les contrées : anthologie / par Démétrius Al. Zambaco.
- Zambaco, Démétrius Alexandre, -1913.
- Date:
- 1914
Licence: In copyright
Credit: La lèpre à travers les siècles et les contrées : anthologie / par Démétrius Al. Zambaco. Source: Wellcome Collection.
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![de Guingamp en Bretagne. C’est là une localisation endémique qui diffère de ce qu’on observe à Paris où circulent de nom- breux lépreux qui ont contracté la maladie dans des foyers exotiques, par contagion. Mais, ajoute notre éminent ami : « Cette contagion n existe plus dans nos climats. » Prenons acte de cette déclaration qui confirme l’opinion que nous soute- nons depuis près de 3o ans ! Cependant le D*’ Hallopeau a isolé six des lépreux admis à riiôpital Saint-Louis de Paris, il y a trois ans, dans le pa- villon Gabriely placé sous sa direction, pour prévenir toute con- tagion. Il a donc fini par reconnaître que celle-ci n’est pas à craindre à Paris. Mieux tard que jamais. D’ailleurs, ainsi que nous l’avons dit et répété (voyez La contagion de la lèpre en Éétat de la science, Masson), de tout temps les lépreux hospi- talisés à Saint-Louis, dans les salles communes à côté de malades atteints d’eczéma, d’ulcères, etc., sans la moindre précaution, n’ont contagionné personne ; pas plus que les deux cents lépreux, en chiffre rond, richards exotiques qui circulent partout dans Paris et fréquentent les hôtels, les ca- fés, les théâtres, le grand et le demi-monde. Quoi qu’il en soit, après cette digression que nous avons crue utile, pour constater que notre éminent collègue a re- noncé à son intransigeance ultra-contagionniste d’autrefois — ce qui nous cause une indicible joie, en nous donnant gain de cause — nous continuons à retracer les paroles de notre excellent ami : « La seule explication possible de ce fait (la non-contagiosité de la lèpre à Paris) nous paraît être dans l’armure insuffisante de nos moustiques. Le bacille de Hansen ne se multiplie pas dans Pépiderme ; il faut qu’il soit intro- duit profondément dans la peau pour qu’il puisse y fructifier. » (Nous remarquerons que ce n’est là qu’une hypothèse gra- tuite) : (( Autrement tous les malades atteints d’érosions cuta- nées, qui sont dans nos salles de Saint-Louis, seraient infec- tés par les milliers de bacilles qui sortent chaque jour des fosses nasales de la plupart de nos lépreux. Les mousti- ques de Bretagne ne diffèrent pas de ceux de Paris. On ne concevrait guère non plus la propagation par le milieu am- ])iant. Reste l’hypothèse d’une transmission héréditaire. C’est la plus vraisemblable, bien que les parents de nos deux Bre- tons lépreux ne sont pas lépreux. Faut-il admettre avec Zam- ])aco, que la transmission peut sauter une génération ? Nous](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28988280_0221.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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