La lèpre à travers les siècles et les contrées : anthologie / par Démétrius Al. Zambaco.
- Zambaco, Démétrius Alexandre, -1913.
- Date:
- 1914
Licence: In copyright
Credit: La lèpre à travers les siècles et les contrées : anthologie / par Démétrius Al. Zambaco. Source: Wellcome Collection.
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![a lo malades qui ne se ressemblaient guère entre eux. J’ai trié parmi eux des lépreux indiscutables. Mais il en est resté aussi qui ne présentaient, ni la griffe caractéristique, ni les maux perforants, ni les autres troubles trophiques accentués, ordi- naires des lépreux. Par contre, les articulations des coudes, et surtout celles des épaules, sont déformées et peu mobiles ; aussi les malades ne parvenaient-ils pas à lever les ])ras hori- zontalement ; les membres thoraciques, ballants, tombaient le long du corps dans une attitude spéciale ; les mains, sou- vent plates, sont tournées en arrière et en dehors ; les dévia- tions de la colonne vertébrale, que je rencontre aussi chez des lépreux tropho-nerveux, sont bien plus prononcées chez ces malades ; les orbiculaires des paupières ne sont pas atrophiés non plus, comme cela a lieu, en général, dans la lèpre ner- veuse avancée; enfin le port de ces individus n’est point celui des lépreux. Qu’on fasse donc de ces malades, que je récuse, autre chose que des lépreux, des syringomyéliques, si on le désire, je ne m’y oppose point; mais de grâce, qu’on n’englobe pas, sous ce néologisme des lépreux véritables. Voilà ce que je réclame au nom de la science exacte et de la clinique. Et je suis telle- ment dans le vrai, que déjà des cliniciens et des observateurs de premier ordre, et dont le nombre grossit continuellement, me donnent de plus en plus raison. D’ailleurs la sijringoynyêÀie n’est pas une entité morbide, mais tout simplement un syn- drome. On a soutenu que les macules, la pigmentation et les tubercules sont constants dans la lèpre, et que leur absence autorisait à poser le diagnostic de syringomyélie. En avan- çant cela, l’école de la Salpêtrière a dérogé à sa réputation méritée d’observatrice rigoureuse. Il arrive souvent dans la lèpre, dans celle de notre contrée, la Turquie et d’ailleurs, que toute manifestation cutanée fasse défaut à toutes les pé- riodes de la maladie. Le D' Marestang, qui plaida, bien qu’avec mollesse, pour l’indépendance de la syringomyélie, avoue ac- tuellement que la lèpre tropho-névrotique peut exister absolument sans la moindre manifestation cutanée. Que reste-t-il alors pour discerner les dits syringomyéliques d’avec les lépreux ner- veux ? Absolument rien. Le 1)'’ Hansen, de Bergen, prétend que les malades de Mor- van, dont la Semaine médicale a reproduit les dessins fournis par moi (en août 1892), n’ont pas les muscles de la main sufïi-](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b28988280_0230.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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